• Critiques films

    Ici se trouverons toutes les critiques de films que je publierais !

  • Bonjour,

    Eh bien, pour une fois, j'ai décidé d'être en avance ...

    Voici donc quelques jours avant la fin de l'année mon classement des meilleurs films de 2016 !

    Quelques petites précisions avant de commencer : le classement a été fait en prenant seulement en compte les films qui rentrent dans le domaine dont parle ce blog et il se recentre donc au maximum sur le cinéma extrême/gore/indépendant. Aussi il s'agit d'un classement personnel il semble donc évident que certains films de cette liste ne plairont pas à certains. Pour finir je n'ai évidemment pas vu tous les films sortis en 2016 dans le style (bien que je pense avoir vu l'essentiel) et je fais donc avec ce que j'ai vu.

    Ceci étant dit, c'est parti pour les 10 meilleurs métrages du genre sortis cette année !

    10- Harvest Lake de Scott Schirmer

    Classement des meilleurs films de 2016

    Le réalisateur du fort réussi Found est revenu cette année avec la sortie de deux films (!), Harvest Lake étant le premier des deux. L'histoire que raconte celui-ci n'est pas extraordinaire, plutôt simple même mais ce n'est pas la le principal intérêt du métrage. En effet tout le sel de l’œuvre réside dans la beauté et la poésie des scènes. Les images sont somptueuses, le film prend le temps d'offrir des moments de contemplation délectables dans ce décor naturel magnifique et le soin particulier apporté à la réalisation fait plaisir à voir. Ajoutez à cela de plutôt bons acteurs et une bande originale à la hauteur des images et vous obtenez une péloche sympathique qui vaut le coup d’œil !

    9- Der König der kannibalen de Master W et Crippler Criss

    Classement des meilleurs films de 2016

    Le Splatter Allemand de l'année ! C'est certes assez amateur et avec pas mal de défauts, notamment certains gags un peu trop poussifs, mais la dernière partie du film les balaye d'un revers de main. C'est abondamment gore, ça ne se prends pas au sérieux et l'humour est agréable. Si bien qu'au final si la durée de 2 heures pouvait en effrayer certains pour un long-métrage de ce style, on ne voit finalement pas le temps passer. A recommander d'urgence pour les amateurs de Splatter gore allemand !

    8- Plank Face de Scott Schirmer

    Classement des meilleurs films de 2016

    Eh oui : deux films du même réalisateur dans ce classement ! En effet après avoir sorti le sympathique et visuellement sublime Harvest Lake, Scott Schirmer a également sorti en cette année 2016 un second long-métrage répondant au doux nom de Plank Face. On est ici plus proche de Found qu'avec Harvest Lake car la ou ce dernier était plutôt soft, Plank Face lui n'hésite pas à nous balancer à la tronche une violence viscérale et sexuelle très intense. L'histoire ne semble au préalable pas très originale mais le scenario va vite se révéler pas si attendu que cela. En plus de scènes très tendues réussies, Scott Schirmer nous livre la une nouvelle fois un film très soigné sur le plan esthétique, fort bien réalisé et doté d'une bande originale certes moins marquante que celle de Harvest Lake mais tout de même réussie. A découvrir donc ...

    7- Mai-Chan's Daily Life de Sade Sato

    Classement des meilleurs films de 2016

     Un film qui a pas mal de défauts mais très bien rythmé, avec un érotisme bien dosé ainsi que de très bon effets gore. La tension augmente au fur et à mesure avec un niveau de gore croissant jusqu’à une longue scène finale dantesque et impressionnante. Un véritable film extrême qui fait plaisir à voir malgré ses défauts indéniables.

    6- Lung II de Phil Stevens

      Classement des meilleurs films de 2016

     Flowers de Phil Stevens est pour moi un chef d’œuvre, et ce fut l'un de mes films préférés l'année dernière toutes catégories confondues. Dire que j'attendais Lung II serait donc un doux euphémisme. Malgré tout après quelques retours je m'attendais à être déçu, à nettement moins bien que Flowers. Et en effet, c'est moins bien. En revanche ce serait mentir que de dire que Lung II m'a déçu. Phil Stevens dresse un univers étrange et macabre, oppressant même et toujours bien construit. La film a des lacunes mais malgré tout il accroche le spectateur et l'entraine vers un autre monde de désolation. Nettement inférieur à Flowers il est vrai, ce qui n'empêche pas ce métrage d'être une réussite dans son genre.

    5- American Guinea Pig : Bloodshock

    Classement des meilleurs films de 2016

    Un des évènements majeurs du cinéma extrême cette année ! Après l'excellent American Guinea Pig : Bouquet of Guts and Gore, tous les fans de cinéma gore attendait sans doute avec impatience cette suite prometteuse. Malheureusement, le résultat est en demie-teinte, le film ne parvient pas à atteindre la même intensité que le précédent opus et ça traine parfois en longueur. Malgré tout, comme le montre sa place assez élevée dans le classement, ça reste tout de même une réussite. Les effets gore sont excellents et les scènes de tortures tendues et encore une fois la fin arrive à surprendre. Même si je comprends que cela puisse en décevoir certains, le résultat est tout de même très bon et c'est un essentiel à voir pour les fans de cinéma extrême.

    4- Unholy Ground de Günther Brandt

    Classement des meilleurs films de 2016

     Avant de faire ce classement, il me restait plusieurs films sortis cette année que je n'avais pas vu. J'en ai donc regardé 3-4 d'affilé, dont l'un des plus gros titres extrême de 2016 (AGP : Bloodshock), et j'allais en rester la quand j'ai vu qu'il me restait Unholy Ground à regarder dans mes DVDs sortis cette année. Je n'en attendais rien de spécial, je n'espérais même pas quelque chose de bon et je me suis retrouvé avec la meilleure surprise de l'année dans le domaine, ni plus ni moins ! Le film souffre d'un manque de budget évident et de son amateurisme c'est certain, mais il est rare de voir autant d'efforts dans une production comme celle-ci. Cadre d'un village étrange du moyen-âge surprenant, ambiance d'épouvante réussie (tant dans l'image que dans la bande son) digne d'un film de Lucio Fulci, érotisme explicite très bien exploité et scènes d'horreur et gore marquantes. Unholy Ground fait monter la tension efficacement tout du long jusqu’à un final en apothéose  rappelant celui de The Burning Moon, rien que ça ! Je ne peux donc que vous inviter à vous le procurer :)

    3- The Beast de Hans Herbots

    Classement des meilleurs films de 2016

     Bon, pour celui-ci il s'agit techniquement d'un film de 2015. Mais bon, étant sorti en salles le 30 décembre 2015, une grande majorité de personnes l'auront vus en 2016, ce qui est mon cas et ce pourquoi je me permet de l'inclure dans ce classement. Il s'agit la d'un excellent Thriller, très bien réalisé et surtout choc, abordant de manière crue et violente tout en restant subtil le thème difficile de la pédophilie. Les acteurs sont très bons et la bande originale ne l'est pas moins. A voir absolument ...

    2- Atroz de Lex Ortega

    Classement des meilleurs films de 2016

     

    La bombe cinéma extrême de l'année tout simplement, un modèle d'efficacité ! Voila tout est dit ^^ Beaucoup d'autres personnes en ont parlés donc je ne développerais pas plus, tout ce que j'ai à dire c'est que si vous êtes fans de cinéma choc il s'agit du métrage à voir en priorité cette année !

    1- When Black Birds Fly de Jimmy Screamerclauz

    Classement des meilleurs films de 2016

    Et la première place reviens au maître de l'animation déviante et psychédélique, j'ai nommé Jimmy Screamerclauz ! Moins déviant que son ignoble (dans le bon sens) prédécesseur Where the Dead Go to Die mais bien plus maîtrisé techniquement avec une meilleure histoire. Encore une fois on a le droit à un film complètement fou avec des délires visuels qui valent largement le détour. Si le fait que ça soit un long-métrage d'animation ne vous rebute pas, When Black Birds Fly est à voir absolument !

    Voila, c'était mon classement des meilleurs films du genre de cette année 2016, j'espère que vous y découvrirez des choses qui vous plairons ! N'hésitez pas à me donner votre avis sur le classement et aussi à me donner le votre. Sur ce, bonne fin d'année à tous :)


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  • Critique de Cherish de Matt Freckingham et Kerr Wykes

    Année : 2016

    Réalisé par Matt Freckingham et Kerr Wykes

    La critique de Cannibal Cunt :

    Pour débuter cette chronique, je remercierais tout simplement l'équipe derrière Cherish pour m'avoir envoyé le métrage afin que je puisse en faire une review. Et en plus sans texte en plein milieu de l'écran pour ruiner le visionnage, si c'est pas merveilleux ! Pour ce qui est de Cherish il s'agit d'un court de 25 minutes nous proposant une descente dans l'univers de la torture et de la pornographie, par ceux déjà responsables de Turn Heel (que je n'ai pas vu donc je ne pourrais pas comparer, mais en tout cas les deux œuvres semblent totalement différentes). Un programme ma foi tout à fait alléchant, à voir si cela est réussit ... (attention ça spoil quand même pas mal)

    Critique de Cherish de Matt Freckingham et Kerr Wykes

    Bon brisons le suspens de suite : Cherish n'est pas génial mais pas mauvais non plus. On sent les limites budgétaires ainsi que le côté amateur et globalement je pense que ça ne plaira qu'aux amateurs de gore underground à très petit budget. On peut diviser le métrage en trois parties : une première introductive ou l'on présente un peu les deux personnages principaux (un couple) qui vont au cours d'une ballade retrouver une cassette, la seconde partie consistera au visionnage de celle-ci et la troisième en une scène de torture gratinée du couple. Voila dans les grandes lignes. Dès le début Cherish nous assène quelques scènes gore sympathiques, mêlées plus ou moins adroitement au reste. Il s'agit néanmoins de la partie la plus bancale. Le jeu d'acteur n'est pas vraiment des plus convainquant et les personnages plutôt agaçants et pas attachants pour un sou, la séquence dans le parc est tout à fait ridicule, à tel point que l'on dirais presque une parodie par moments, alors que globalement ce n'est pas du tout le parti pris de Matt Freckingham et Kerr Wykes (la musique est  pour beaucoup dans le ridicule de la chose, le choix de celle-ci étant particulièrement grotesque). De plus on constate vite qu'en dehors des séquences gores qui jouent la carte du snuff la réalisation est banale et amateure. En dehors de quelques séquences sanglantes sympathiques comme celle de la préparation de la cassette au début ou le rêve avec l'avortement c'est bien peu convainquant et c'est même assez déboussolant pour le spectateur, ce n'est pas ce que l'on s'attend à voir en commençant le visionnage de Cherish. Heureusement ça se rattrape par la suite ! La seconde partie nous montre donc le contenu de la mystérieuse cassette retrouvée plus tôt dans le parc (dans un sachet également rempli d'intestins d'ailleurs), une compilation d'images elles bien réelles avec des exécutions, accidents, de la pornographie déviante et autres joyeusetés. Certaines des images sont assez connues comme la vidéo de massacre à la tronçonneuse par un cartel au Mexique. Le tout nous est asséné à la face avec un fond musical de guitares saturées lourd et oppressant. Assez difficile à regarder donc !

    Critique de Cherish de Matt Freckingham et Kerr Wykes

    Enfin la dernière partie et la plus intéressante à mon sens : une longue séquence de torture gore filmée à la August Underground. Le couple inconscient est attaché sur des chaises et sera humilié et violemment torturé et tué par plusieurs individus masqués (dont un en laisse). Niveau effets spéciaux c'est parfois vraiment amateur (l'émasculation surtout) mais globalement Cherish s'en sort bien à ce niveau la. Cette séquence a le mérite de proposer un beau panel d'atrocités assez hardcore (émasculation, éventration, fétus retiré du ventre de sa mère enceinte) et finissant en apothéose par un massacre à la tronçonneuse de l'arrière train de la femme du couple. Rien de révolutionnaire mais ça reste fort sympathique, et la qualité vidéo mixée avec le gore et le fond sonore angoissant donne une ambiance oppressante plutôt réussie. Pour prendre le métrage dans sa globalité, c'est donc sympathique, parfois oppressant, parfois bancal et amateur mais ça devrais plaire à un certain public dans le cinéma extrême. Rien de neuf certes mais ce n'est pas ce que l'on lui demande. Et la volonté d'aller le plus loin possible avec un petit budget est honorable, et c'est d'ailleurs plutôt réussi vu ainsi car oui, Cherish va assez loin dans l'extrême, ne serais-ce que par la présence d'images réelles et de pornographie dégueulasse ainsi que d'un panel d'atrocités final éprouvant. Juste une précision importante : bien sûr ceux qui fuient le gore réel et la pornographie extrême fuyez, le milieu de Cherish étant une sorte de mixtape dérangeante de ce genre d'images.

    Critique de Cherish de Matt Freckingham et Kerr Wykes

    Chronique assez courte au vu des 25 minutes au compteur du métrage. Matt Freckingham et Kerr Wykes livrent la un projet intéressant, résolument extrême et jusqu'au-boutiste. Malheureusement le tout est quand même bancal, on sent que c'est amateur et le début part plutôt mal, rattrapé par la suite. Le mélange d'images réelles et fictionnelles fonctionne plutôt bien pour oppresser le spectateur. Maintenant rien d'extraordinaire non plus, les fan du gore low-budget des tréfonds de l'underground devraient apprécier, les autres peuvent passer leur chemin (après tout Cherish n'est pas adressé à un autre public, en témoigne le très petit tirage sous lequel il est sorti).


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  • Critique de Visceral : Between the Ropes of Madness de Felipe Eluti

    Année : 2013

    Réalisé par Felipe Eluti

    Résumé : Un boxeur raté perd peu à peu le sens de la réalité. Perdu, il sombre rapidement dans la démence. Sa colère et sa rage lui font faire des choses atroces.

    La critique de Cannibal Cunt :

    Je me remet enfin à la critique ! Et pour ce faire je vous propose aujourd'hui de venir faire un tour du côté du Chili, pays apparemment vierge jusqu'alors en terme de cinéma extrême. En effet je vais parler de Visceral : Between the Ropes of Madness, premier long-métrage du réalisateur méconnu Felipe Eluti.

    Critique de Visceral : Between the Ropes of Madness de Felipe Eluti

    Le scénario de Visceral : Between the Ropes of Madness est simple. Un boxeur perd son plus grand combat et perd l'espoir de faire carrière. Désespéré et enragé, il va sombrer dans la folie et , tourmenté par une entité, il va commettre par la suite toute une série de tortures et de meurtres. Un histoire fort simple donc, Felipe Eluti a intérêt à ne pas louper son coup au vu de son scénario assez basique. Heureusement, il n'en est rien. Le métrage est divisé dans le temps en deux parties, dont les séquences se mêlent entre-elles de manière assez étrange, la cohérence de l'ensemble se faisant au fur et à mesure des scènes. On assiste donc par morceaux épars à la préparation sportive du personnage principal (le boxeur donc) au combat de sa vie, à sa défaite et sa chute physique et mentale ainsi qu'a sa folie pure dans le vice, la violence et le tourment. L'aspect psychologique autour de ce personnage est bien travaillé et sa déchéance est plutôt bien montrée à l'aide de bon nombres de séquences judicieusement placées (fils renié par sa mère, carrière qui s’effondre, personnage constamment rabaissé). Le fait de perdre par moments le spectateur dans le temps avec un enchainement énigmatique de séquences est aussi une bonne idée, celui qui assiste au film sera alors déjà déstabilisé par la manière dont se déroule le métrage et les uppercuts de violences n'en seront que plus efficaces. Malgré ça Visceral : Between the Ropes of Madness n'est pas d'une habilité sans faille et certains moments sont un peu bancals (l'entrainement du personnage principal par exemple, assez peu convainquant notamment dans la réalisation peu intéressante), tout comme on ressens que le budget est de toute évidence sans doute bien faible. Mais au delà de ça c'est surtout dans la violence pure et viscérale (pour le coup le titre, en plus d'être extrêmement joli, est fort bien choisi et illustre bien ce dont il s'agit) que Felipe Eluti s'illustre le mieux.

    Critique de Visceral : Between the Ropes of Madness de Felipe Eluti

    En effet s'il y a bien une chose qui marquera à coup sûr la rétine de celui qui tentera le visionnage de Visceral : Between the Ropes of Madness, c'est la violence et la sauvagerie inouïe déployée, avec en plus des effets spéciaux vraiment bons. Le gore du film fait sacrément mal et la tension ne retombe presque jamais car quand une scène extrême n'est pas à l'écran, Felipe Eluti nous assène une scène dérangée psychologiquement autour du personnage et/ou à tendance dramatique. Bien que la réalisation ne soit pas toujours convaincante au niveau des plans (abus par moments de gros plans assez laids, chose que l'on retrouve souvent dans les films à petit budgets pour masquer la pauvreté d'un décors par exemple) , elle gagne justement en inventivité lors des scènes violentes. Le métrage multiplie les cadrages douloureux et les scènes barbares sont filmées avec une inventivité surprenante et qui fait plaisir. Les tortures et mises à mort sont diversifiées, avec notamment du bondage (l'entité venant tourmenter le boxeur se rapportant justement au sadomasochisme, avec un design assez réussit d'ailleurs). La création de scènes gores avec des cordages un peu partout donne d'ailleurs une esthétique particulière au tout. Une esthétique qui se mêle parfaitement à l'ambiance glauque et poisseuse, on nage en plein cauchemar fétichiste dégénéré. Le jusqu'au boutisme global de l’œuvre impressionne et fait presque oublier les moments bancals ou trop peu développés (voir pas développés selon les situations). Ce n'est pas parfait, loin de la, mais pour un premier long métrage ça frappe fort avec de quoi marquer les goreux endurcis !

    Critique de Visceral : Between the Ropes of Madness de Felipe Eluti

    Avec sa violence absolue et inouïe (psychologique et physique), son gore viscéral et ses sévices variés, son ambiance sombre et prenante qui rattrape l'aspect bancal de certains éléments du film ce premier long-métrage de Felipe Eluti est assurément un des incontournables récents pour tous les amateurs d'extrême. Ce n'est pas génial mais en tout cas ça promet fort pour l'avenir de ce réalisateur chilien, en espérant qu'il continuera dans cette voie.


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  • Critique de Meat Butcher Baby de Yan Kaos

    Année : 2009

    Réalisé par Yan Kaos (alias Nekro Kaos)

    La critique de Cannibal Cunt :

    Amateurs de gore underground sans budget bien le bonsoir ! Seconde fois que je vous parle de Yan Kaos sur ce blog, la dernière fois étant pour évoquer le sympathique Necromance : A Love Story duquel je suis ressorti avec l'envie d'en voir plus de ce réalisateur. Je vous propose donc aujourd'hui de parler du court-métrage Meat Butcher Baby datant de 2009 et étant le second mis en scène par Yan Kaos après un Wrong Dose, Bad Reactions réalisé l'année précédente. Attention : spoilers ! Mais au vu du genre, le fake snuff, pas de quoi gâcher le visionnage à l'imprudent qui lirait la chronique avant de l'avoir vu. Je précise également qu'il y a deux versions de ce court-métrage : une en couleur et une en noir & blanc et, comble de la joie, cette chronique prendra en compte les deux (si c'est pas merveilleux ^^) !

    Critique de Meat Butcher Baby de Yan Kaos

     Meat Butcher Baby s'ouvre sur une femme au sol qui se fait trainer jusque dans une salle de bain par un homme masqué (le même masque que sur la cover du DVD au-dessus) et finit dans une baignoire. Puis elle se fait éventrer brutalement (le tueur sortant ses intestins de la plaie béante parcourant son ventre lors d'une assez longue séquence), retirer les yeux de leurs orbites (orbites vides qui sont ensuite tourmentés par divers choses les pénétrants), massacrer le visage à coups de hache, couper les membres ... Voila qui promet un véritable festival de gore donc ! Avant de venir aux défauts, tous mineurs voir insignifiants sauf un qui lui pour le coup est vraiment handicapant, je me dois de parler du principal atout de ce court-métrage : l'ambiance. Tout d'abord visuellement, dans la version en couleur on retrouve une caméra de mauvaise qualité qui s'inscrit parfaitement dans le contexte fake snuff et n'est pas sans rappeler les fameux August Underground. La réalisation est très simple mais il n'en faut pas plus couplé au visuel pour impliquer le spectateur et le faire rentrer dans l'univers de Meat Butcher Baby. Dans la version en noir & blanc j'ai presque envie de dire que ça rend encore mieux, ça donne vraiment du charme au métrage. Au niveau sonore il s'agit de la même bande son peu importe la version, et pareil il s'agit de bruitages malsains qui aident encore plus à donner une atmosphère malaisante au tout. Alors certes les bruits émis par le tueur sont un peu agaçants à la longue car répétés un grand nombre de fois et on repère un ou deux faux raccords mais ce Meat Butcher Baby est bien parti pour être un petit fake snuff de très bonne facture. Mais voila le gros problème : les effets spéciaux !

    Critique de Meat Butcher Baby de Yan Kaos 

    Ceux ci sont tout simplement totalement invraisemblables. Aucun réalisme et même au delà de ça ils ne rendent pas bien visuellement. Un vrai problème pour un métrage censé nous immerger dans un univers malsain et réaliste comme est censé le faire un fake snuff ! Alors bien sur ce n'est pas la faute de Yan Kaos : il fait ses effets lui même avec passion et les moyens du bord, c'est à dire pas grand chose. Mais la ou dans Necromance : A Love Story les effets, bien que cheap et avec j'imagine pas beaucoup plus de budget, passaient pour moi plutôt bien à l'écran (non seulement car le ton du film est différent et aussi car ils étaient tout de même meilleurs) ici ça m'a presque totalement déconnecté de Meat Butcher Baby ! Disons le : les effets gore sont vraiment très mauvais ... Et l'expérience perd grandement de son intérêt ainsi. Selon la version certains effets passeront mieux que d'autres mais globalement c'est raté.

    Critique de Meat Butcher Baby de Yan Kaos

    Meat Butcher Baby aurait donc tout pour plaire mais les effets spéciaux vraiment mauvais par manque de budget gâchent l'expérience. Malgré tout ce court-métrage a tout de même le mérite d'avoir été une source d'inspiration pour certains comme par exemple pour les Snuff Tapes (dont je vous parlerais surement un jour), de contenir de bonnes idées (même si rien de révolutionnaire) et a été fait avec de bonnes intentions par un réalisateur passionné. De plus, pour parler de temps en temps avec Yan, c'est quelqu'un de vraiment passionné et qui semble s'améliorer de films en films. Déjà avec Necromance : A Love Story bien plus recommandable en tout points et récemment avec Blood Orchestra : Cacophony of Death que je n'ai pas encore vu mais que son créateur décrit comme sa meilleure création ! J'y jetterai donc un œil à l'occasion ainsi qu'a Meat Butcher Baby 2 car si il m'offre la même chose avec de meilleurs effets gore moi je suis preneur ! 


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  • Critique de The Redsin Tower de Fred Vogel

    Année : 2006

    Réalisé par Fred Vogel

    Résumé : Kim est déchirée après avoir largué Mitch, son copain depuis 6 ans qui tente de regagner son amour à tout prix. Persuadée par sa meilleure amie d'aller à une soirée de folie pour se changer les idées, Kim accepte de se joindre à un groupe d’amis pour faire la fête. Quand la police interrompt abruptement la petite fête avant même que le groupe ne s'y rende, les jeunes gens décident que la soirée se déroulera au beau milieu de la plus vieille légende urbaine de la ville : la Redsin Tower. Le cœur brisé et aveuglé par la vengeance, Mitch les pourchasse avec la ferme intention d’éliminer quiconque se placera entre lui et Kim. Malheureusement pour eux, Mitch ne sera pas la seule menace une fois à l’intérieur de la Redsin Tower.

    La critique de Cannibal Cunt :

    Le retour de Fred Vogel et de Toetag sur ce blog ! En effet, il y a déjà un bon moment, je vous avais parlé de Murder Collection Vol.1 concluant en ces mots : " Murder Collection Vol.1 est un film raté, ce n'est pas une bouse infâme non plus et ma critique donne peut-être l'impression qu'il est extrêmement mauvais, alors qu'il a ses qualités. C'est surtout le manque d'intérêt de l'ensemble, par delà le réalisme, qui est gênant et, au contraire d'un August Underground, le film ne justifie pas vraiment son voyeurisme puisque il ne nous transmet pas d'émotions ni de réel message. Les amateurs d'extrême curieux peuvent toujours allez y jeter un œil, il existe bien plus mauvais dans le genre. Mais ne vous attendez pas à grand chose. Radin en gore, longuet et manquant globalement d’intérêt le mot de la fin sera le suivant : mieux vaut voir ou revoir la trilogie August Underground, elle délivre 100 fois plus d'émotions, de gore et de séquences hallucinantes !". J'ai ensuite vu Maskhead, qui lui pour le coup est vraiment une bouse infâme et à éviter quoi qu'il arrive, oui à ce point la ! J'avoue donc que j'avais quelques craintes envers The Redsin Tower ... Et si Fred Vogel ne savait rien faire de vraiment bon en dehors du fake snuff ? Heureusement cela ne semble pas être le cas : The Redsin Tower s'est imposé à mes yeux comme le meilleur film du sieur après sa célèbre trilogie August Underground ! (je précise que je n'ai pas encore vu Sella Turcica, donc je ne le prends pas en compte)

    Critique de The Redsin Tower de Fred Vogel

    Commençons par ce qui m'a le plus surpris : la qualité de la réalisation. J'avais trouvé celle de Maskhead hideuse, très bancale, sans aucune inspiration et fort amateure. Je m'attendais donc logiquement à une mise en scène du même cru et je n'ai que mieux apprécié cette réalisation réussie. Même si on sent bien que c'est un film à petit budget, le tout est filmé de bien belle manière et c'est assez professionnel : l'image est globalement belle (bien que parfois trop sombre lors de certaines séquences dans la tour), Fred Vogel se permet de jouer pas mal avec la caméra et propose de nombreux plans intéressants. Ce qui fait toujours plaisir dans une petite production gore : rien qu'au niveau technique on constate un réel soin apporté à l'œuvre. Maintenant le film n'est pas exempt de défauts, loin de la, le plus embarrassant étant le rythme du métrage. Basé sur un scénario déjà fort peu original (bien que suffisant), le film se déroule vraiment lentement et met presque 40 minutes à démarrer. Et ces 40 minutes sont assez peu intéressantes par ailleurs, servant uniquement à nous exposer, bien trop lentement, la base de l'intrigue. Pour quelque chose d'aussi simple, il aurait été préférable de faire plus court pour rapidement recentrer le gros de l'action dans la tour. D'autant plus que globalement la seconde moitié du film est fort réussie ! L'ambiance à l'intérieur de la Redsin Tower est vraiment pesante, les scènes sont parfois trop sombres ce qui gâche quelque peu la tension que dégage les séquences mais dans leur globalité elles recèlent une atmosphère lugubre délectable. L'œuvre de Fred Vogel bénéficie de surcroit d'acteurs à la prestation de qualité bien que leurs personnages peu originaux (sans tomber dans de parfaits clichés) n'ont pas toujours de bons dialogues en leur faveur.

    Critique de The Redsin Tower de Fred Vogel

    Mais bon fieffés coquins, je sais ce que vous attendez surement d'une chronique qui parle d'un film de chez Toetag : le moment est donc venu de vous parler du gore du film ! Sans surprise les effets gore sont excellents, si j'avais au moins une certitude avant de commencer le visionnage de The Redsin Tower c'est celle-ci. En effet Toetag nous a habitués à leurs effets spéciaux au réalisme parfait et ils remettent le couvert ici ! Au programme des festivités : accouchement particulièrement graphique, jambe amputée, gorges tranchées ou encore ventre qui se perce de l'intérieur laissant les viscères s'étendre sur le sol. Malgré tout le film n'est pas extrêmement gore, bien que quelques moments de bravoure sont bien présents (la première scène gore du film sous forme de flashback lorsque le personnage de Carl raconte le passé sanglant de la tour), mais le gore est tout de même suffisamment abondant pour valoir le coup d'œil. En outre le métrage nous offre un mélange intelligent d'esprit démoniaque (on ressent une grosse influence du chef-d'oeuvre Evil Dead du maître Sam Raimi, par exemple lorsque la caméra s'envole rapidement dans les couloirs, visualisation de l'esprit démoniaque qui se déplace pour traquer les personnages et même dans l'aspect visuel et le comportement des possédés) et de slasher avec le personnage de Mitch qui n'hésite pas à faire aller de la hache contre les personnes qui se dressent entre lui et celle qu'il aime, Kim. Au final oui, The Redsin Tower vaut le coup d'œil malgré un début laborieux et je le répète, c'est ce que j'ai vu de plus convainquant de la part de Fred Vogel et Toetag en dehors de ses trois August Underground !

    Critique de The Redsin Tower de Fred Vogel

     Critique de The Redsin Tower de Fred Vogel

     Au final un petit film gore indépendant solide, bénéficiant d'une bonne réalisation et d'un gore convainquant, à la première moitié malheureusement trop longue mais qui se rattrape largement sur la seconde. Malgré tout le métrage n'est pas exceptionnel, c'est sympathique et les amateurs devraient apprécier, mais pas la peine non plus de se précipiter dessus de toute urgence. J'irai donc en tout cas jeter un œil avec intérêt sur Sella Turcica en espérant celui-ci soit du même tonneau !


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  • Critique de A Christmas Carol in Gore : A Butcher's Story of Christmas de Master W

    Année : 2011

    Réalisé par Master W

    La critique de Cannibal Cunt : 

    Aujourd'hui je vous propose de faire la connaissance de la bande de joyeux dégénérés de P.S.Y.C.H.O PRODUCTIONS ! Et si j'ai bien l'intention de vous parler également de leur dernier méfait, Der Koning Der Kannibalen, je vous propose aujourd'hui de d'abord faire un tour du côté de ce court-métrage (16 minutes) au doux nom de A Christmas Carol in Gore : A Butcher's Story of Christmas !

    Critique de A Christmas Carol in Gore : A Butcher's Story of Christmas de Master W

    Commençons déjà par le scénario : c'est une relecture de A Christmas Carol de Charles Dickens avec une bonne dose d'hémoglobine et d'humour. Rien de bien original donc, mais la manière dont cela est fait est appréciable. Le court-métrage n'est pas extrêmement gore mais il offre tout de même quelques moments de bravoure sanguinolents, souvent mêlés à de l'humour grotesque (la décapitation d'un père noël en peluche par exemple). Les effets gore sont réussis, ils ne sont pas géniaux mais correspondent bien à l'esprit décalé du tout, le sang gicle de manière totalement irréaliste mais c'est également ce qui donne ce côté fun aux scènes de boucherie (que l'on retrouve souvent dans les Splatter Allemands). En revanche si le mélange entre le gore et l'humour fonctionne plutôt bien, certains acteurs ont un jeu un peu poussif, ce qui alourdit l'humour du film (déjà pas fort fin). Je pense notamment à ces trois fêtards autour d'un feu au rire plus qu'agaçant ou même aux expressions faciales exagérés du personnage principal interprété par Crippler Criss , bien que l'acteur ne soit pas mauvais en lui-même (je dirais même que j'ai une certaine sympathie envers sa tête). Au niveau de la réalisation, rien de bien exceptionnel mais ce n'est pas mauvais non plus, pour un film amateur comme celui-ci c'est tout à fait correct. Les scènes s'enchainent rapidement ne laissant pas l'ennui s'installer (peut-être même un peu trop vite gâchant ainsi ce qui aurait pu être de bons moments d'ambiance mais j'y reviendrais). A Christmas Carol in Gore : A Butcher's Story of Christmas instaure également par moments une ambiance assez étrange, presque inquiétante, ce étant largement aidé par les décors ainsi que les situations absurdes présentées à l'écran. Malheureusement comme je le disais un peu plus haut le court-métrage ne prends parfois pas assez son temps et enchaine trop vite les séquences, ainsi l'ambiance à parfois du mal à faire son effet. C'est quelque peu dommage même si ce n'est pas si grave en soit.

    Critique de A Christmas Carol in Gore : A Butcher's Story of Christmas de Master W

    Après même si j'en dresse un portrait très positif ce court-métrage n'est pas génial, il est sympathique : rien de plus, rien de moins. Le gore est bien de la partie et fun mais il n'est pas abondant. De même, l'humour est présent et agréable mais je n'ai pas éclaté de rire durant le visionnage, le métrage laisse le sourire aux lèvres tout au plus, c'est même parfois limite un peu lourd. Mais c'est le genre de petite péloche obscure qui montre que même avec un petit budget et une équipe amateur on peut faire quelque chose de sympa, et rien que pour ça : vous êtes cool les gars !

    Critique de A Christmas Carol in Gore : A Butcher's Story of Christmas de Master W

    Mon billet ne sera pas très long, mais en même temps l'œuvre chroniquée ne dure que 16 petites minutes ! Si vous aimez les petites productions gores allemandes teintés d'humour ça devrait vous plaire en tout cas. C'est loin d'être un chef-d'œuvre mais ça vaut tout de même un petit coup d'œil !

    P.S : A noter que sur le DVD il y a, entre autres sympathiques bonus, deux courts-métrages : Psycho vs Basement Beast 1 et 2. En deux mots : très mauvais ^^ Je ne vais pas accorder une chronique pour 4 minutes de mauvais film amateur donc en bref ce n'est pas drôle, bien trop amateur, très peu gore et il n'y a aucun véritable scénario. En tout cas apparemment ce sont d'assez anciennes productions, on voit donc une belle évolution entre A Christmas Carol in Gore et ces ... trucs :p Hâte de voir Der Koning Der Kannibalen en tout cas qui a l'air bien fun, je vous en reparlerais prochainement de toute manière !


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  • Critique de Channel 309 (IV-VI) de Marco Malattia

    Année : 2016

    Réalisé par Marco Malattia 

    (attention : cette chronique contient des images à caractère pornographique)

    La critique de Cannibal Cunt :

    Le retour de Channel 309 et de Marco Malattia !Vous l'aurez compris aujourd'hui je vous parle donc des nouveaux épisodes de Channel 309 (IV-VI) par ce qui semble s'imposer comme un maitre de la pornographie déviante et expérimentale !

    Critique de Channel 309 (IV-VI) de Marco Malattia

    Pour le coup je risque de me répéter un peu par rapport à ma précédente chronique sur les trois premiers épisodes, puisque l'on reste vraiment dans le même jus. On reste dans de la pornographie déviante et extrême, possédant une ambiance et une esthétique singulière. Et la encore : ceux qui voudraient ce pencher sur ces épisodes de Channel 309 uniquement pour voir de la pornographie extrême seront fortement déçu, je les invite donc à nouveau à plutôt se tourner vers No Vaseline ou encore The Motel Files (pour le coup ce court est présent sur la même galette que Channel 309 IV-VI, il sera d'ailleurs chroniqué très prochainement) d'autant plus que ces nouveaux épisodes sont à mon sens moins extrêmes que les précédents. Ils sont aussi plus intéressants car l'esthétique, l'ambiance et l'expérimentation y sont encore plus poussées. La ou Channel 309 (I-III) nous expose toute une série d'actes sexuels barbares et dégoutants, Malattia se montre ici plus calme sur ce plan la mais pousse la déviance ailleurs avec un côté même plus dérangeant. Je donnerais comme exemple pour illustrer ce que j'essaye de signifier cette sexualisation de l'enfance particulièrement malsaine : on verra en effet une femme représentée en nourrisson participer à des actes sexuels et se faire malmener (la masturbation avec une tétine m'ayant particulièrement marquée par sa déviance et la manière dont elle est mise en scène par exemple). On n'est évidemment toujours pas dans une œuvre s'adressant à tout le monde !

    Critique de Channel 309 (IV-VI) de Marco Malattia

    Channel 309 (IV-VI) nous livre aussi beaucoup plus de séquences purement expérimentales et étranges. Personnes portants de bien étranges masques, séquences se déroulant dans des lieux abandonnés malsains, musique tantôt fort bruitiste tantôt étrange, l'image en noir et blanc parsemée régulièrement de divers effets (à noter tout de même quelques séquences en couleurs) ... Tous ces éléments participent à créer une ambiance terriblement malaisante et étrange particulièrement délectable. Si les Channel 309 ne sont pas les travaux les plus extrêmes de Marco Malattia, ces épisodes semblent néanmoins faire partie de ce qu'il fait de plus intéressant. Le bougre possède un talent indéniable à mêler la déviance et la pornographie brute avec une véritable ambiance bizarre et cauchemardesque ainsi qu'une esthétique marquée. Tout comme dans les 3 précédents court, l'œuvre est fortement expérimentale et ne suis aucune réelle structure. Beaucoup d'éléments resterons également sans explication et ça sera au spectateur de se faire son propre avis et ses propres hypothèses et théories sur pas mal d'éléments du l'œuvre.

    Critique de Channel 309 (IV-VI) de Marco Malattia

    Courte chronique mais difficile d'en dire plus sans juste faire de la redite de la précédente chronique. Encore une fois cela ne plaira pas à tout le monde mais en terme de pornographie déviante c'est un incontournable : dérangeant, malsain, étrange et totalement fou. Je ne peux qu'adhérer, tout mon soutien à Marco Malattia !


    2 commentaires
  • Critique de Faim de Mort Trilogy de François Yagopian                                                                                                                                                  

    Année : 2015

    Résumé : Un homme se voit prit d’étranges hallucinations lui donnant une faim atroce et une confusion lui faisant croire que le corps humain est un délicieux repas...

    La critique de Cannibal Cunt :

    Aujourd'hui on s'attaque non pas à un film mais à trois courts métrages, œuvre du français François Yagopian, et quelle œuvre ! C'est parti pour une chronique de ces courts home made qui s'imposent parmi les productions les plus gores et folles jamais produites en France, ni plus ni moins ! 

    Critique de Faim de Mort Trilogy de François Yagopian

    Afin de bien structurer cette critique je vous propose de la diviser en trois parties, soit une partie pour chaque segment !

    Faim de Mort

    Voila le plus long des trois Faim de Mort avec une durée d'une quinzaine de minutes ! Il s'agit aussi du moins bon des trois, bien qu'il recèle tout de même son lot de qualités. François Yagopian base une bonne partie de son court sur la comparaison entre de la nourriture et des parties du corps humain. Comparaisons donnant d'ailleurs beaucoup de situations et de séquences à la fois dégoutantes et très drôles (comme cette fraise comparée à un gland arraché, qui lorsque le personnage principal interprété par Yagopian lui même marche dessus, donne un beau jet blanchâtre et visqueux. Je laisse au lecteur le soin d'interpréter quel peut-être ce mystérieux liquide ^^). En effet la principale qualité de ce premier segment est la grosse dose d'humour noir et de mauvais gout qu'il rajoute en plus de son gore bien craspec. Et il faut dire que tout un tas d'atrocités (gland et langue arrachés, dégustation de cervelle ou bras passant dans un ventre ouvert pour ressortir par le vagin) sur fond de musique classique, ça a du panache (à noter que pour cette chronique je vous parle de la version présente sur le DVD sorti chez Unearthed films, mais dans une autre version que j'avais pu voir il y a un bout de temps sur le net ces comparaisons chairs/nourriture étaient sur fond de Rammstein, surement que Yagopian a du changer la musique pour des questions de droits d'auteur, en tout cas cela rends très bien comme cela également) ! Les effets gores sont réussis, je dirais même admirables au vu du budget fort peu élevé et le fait que François Yagopian ait tout fait seul ! Le scénario se permet en plus de développer une histoire, qui n'est certes pas transcendante, mais qui est tout à fait intéressante et bien amenée (que j'éviterais de vous spoiler). Malgré tout ceci n'est pas parfait, beaucoup de choses sont perfectibles et ça n'est qu'un petit court métrage sympathique, pas de quoi crier au génie. Voila qui ouvre bien la voie pour la suite en tout cas !

    Critique de Faim de Mort Trilogy de François Yagopian

    Faim de Mort 2

     Alors la on entre dans une autre catégorie : en seulement 10 minutes, ce second segment délivre bien plus de tout que le premier et ce sur tous les étages. Le gore est bien plus abondant, c'est un véritable déluge sanguinolent qui s'abat sur notre écran, et ce avec des effets spéciaux encore plus réussis et dégoulinants que dans le premier Faim de Mort ! L'humour de mauvais gout est toujours aussi présent et la liste d'atrocités n'en est que plus impressionnante (bébé difforme embroché et dévoré, pénis mordu et arraché, main violemment tranchée en deux hachoir, démembrements ...). C'est aussi beaucoup plus fou que précédemment et des tas d'idées de plus en plus étranges (et géniales) viennent parsemer ces 10 trop courtes minutes (ma scène préféré en matière de loufoque étant cette tête sur laquelle se met à pousser d'énormes verges). Pour finir la réalisation est meilleure, le rendu fait bien moins amateur (franchement un grand bravo quand on sait que le budget n'excède pas quelques centaines d'euros par métrage) et le tout est bien plus dynamique (dans le choix des plans, le montage) : le rythme est tout simplement parfait, les scènes toutes plus gores les unes des autres s'enchainent à une cadence folle avec en plus un apport d'une imagerie blasphématoire (crucifix au dessus d'un mont sanglant de débris humains). Il y a moins de comparaisons entre la nourriture et les éléments humains mais le scénario, dans la continuité du précédent opus, reste tout à fait correct (pareil je vais éviter de le dévoiler) et c'est avec une certaine excitation que j'aborde le troisième Faim de Mort ! 

     Critique de Faim de Mort Trilogy de François Yagopian

    Faim de Mort 3

    Encore un peu plus court que le 2 (9 minutes) mais pas moins de folie et de gore, loin de la ! Ce segment est celui qui regorge le plus d'idées folles, avec cette fois un gros aspect diabolique, avec de nombreux monstres difformes surprenants et originaux. François Yagopian continue d'améliorer sa réalisation, son rythme et ses effets gores tout bonnement excellents avec toujours un budget très restreint. Respect ! La nourriture a quasiment disparue de ce segment mais ce n'est pas plus mal au vu de la dose de mauvais gouts et le gore encore plus fou qui la remplace. Je vais éviter de trop parler de celui-ci pour éviter de me répéter (ce qui est surement déjà le cas ^^) car cela reste du même cru que ce qui a été fait précédemment, Yagopian vient juste une nouvelle fois rajouter plus de gore et d'atrocités démentes ( gland arraché à l'aide d'un tire-bouchon, pluie de tampons sanglants et diverses séquences difficilement descriptibles de par leur folie) et clôt sa trilogie en beauté avec un scénario certes peu élaboré mais largement suffisant et dans la continuité du reste. La fin annonce de plus un "à suivre ..." pour notre plus grande joie, Yagopian serait apparemment en cours de préparation d'un long métrage. Si il délivre autant de gore non stop sur une longue durée et ce avec le même sens du rythme et ce même humour affreux alors moi je demande à voir ! :D

    Critique de Faim de Mort Trilogy de François Yagopian

    En conclusion un très gros coup de cœur pour moi ! Ultra gore, dément, fou, drôle, un essentiel à posséder pour tout fan de gros gore d'autant plus que c'est français. Un réalisateur à soutenir, son potentiel est énorme et il mérite vraiment de la reconnaissance et il a tout mon respect !


    2 commentaires
  • Micro-Critique de Inner Voice de Jason Impey

    (Attention : la critique suivante contient des spoilers, y comprit dans les screenshots, bien que n'empêchant en rien la bonne appréciation de l'œuvre.)

    Année : 2016

    Réalisé par Jason Impey 

    La critique de Cannibal Cunt :

    Petit billet aujourd'hui afin de parler d'un court-métrage tout juste sorti il y a quelques heures (pour le moment en vidéo cachée sur YouTube dont l'auteur m'a autorisé de mettre le lien en bas de chronique) pour une horreur très psychologique, le tout sur une très courte durée de 7:18 minutes. Pas de longue chronique donc aujourd'hui mais quelques lignes pour décrire les qualités et défauts de ce short.

    Micro-Critique de Inner Voice de Jason Impey

    Inner Voice nous raconte la vie tourmentée d'une schizophrène qui va finir par se mutiler et se suicider dans sa douche suite à des injonctions d'une voix dans sa tête. Un postulat simple, somme toute très classique mais pouvant donner quelque de tout à fait intéressant si l'aspect psychologique est très travaillé. En l'état le bilan est contrasté : le réalisateur montre plutôt bien l'esprit dans la tourmente de cette jeune femme, mais en même temps l'expérience est trop brève pour que le spectateur ai le temps de s'attacher au personnage ainsi que pour créer une psychologie vraiment profonde si bien que lorsque sa mort arrive elle n'a pas un grand impact. Le film évite également de trop verser dans le gore ou le choquant, juste ce qu'il faut pour ce genre d'histoire, mais de ce fait on ne peut pas miser sur le choc pour marquer la rétine et l'esprit du spectateur.

      Micro-Critique de Inner Voice de Jason Impey

    Malgré ça Inner Voice reste un court-métrage très sympa à voir. L'actrice joue correctement, le peu de gore qu'il y a est bon mais surtout, principal point fort  la réalisation. Alors bon ce n'est pas parfait mais on peut déceler la un vrai potentiel : l'image est belle, la réalisation est propre est soignée et certains plans sont vraiment très jolis et bien pensés, tout en restant dans quelque chose de simple. Finalement pour faire le bilan de tout ça (oui déjà, c'est vraiment un billet pour placer quelques mots sur le court et inciter les gens à s'y intéresser) je dirais que ce court-métrage n'est pas génial mais reste tout à fait honnête, réalisé avec soin et de bonnes intensions et qui, peut-être, verra un jour son réalisateur Jason Impey mettre à jour quelque chose de plus ambitieux au vu du potentiel décelable ici. En tout cas il a tout mon soutien pour ce court-métrage et éventuellement d'autres réalisations !

    Micro-Critique de Inner Voice de Jason Impey

    Pour voir ce sympathique court-métrage c'est ici, n'hésitez pas à faire part de vos impressions sur celui-ci en commentaire : 


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  • Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Année : 2004

    Réalisé par Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Résumé : Prenez garde de ne jamais prononcer son nom trois fois... sinon le Bagman sera à vos trousses !

    La critique de Cannibal Cunt :

    Avant de rencontrer le succès avec Turbo Kid (que je n'ai toujours pas vu au passage, honte à moi !), François Simard et Anouk Whissell ont réalisé (avec également Jonathan Prévost bien qu'il ne soit pas crédité en tant que réal sur Turbo Kid) un petit court-métrage gorrissime, le bien nommé Bagman : Profession Meurtrier sur lequel nous allons nous pencher pour une petite chronique !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Le court-métrage nous raconte l'histoire d'une jeune femme se réveillant à l'hôpital après avoir survécue à un énorme carnage. Elle va alors se remémorer les évènements ou une bande de jeunes vont tenter de tuer le Bagman, un tueur qui apparaît lorsque l'on prononce son nom 3 fois, qui va les massacrer à grand renfort de litres de sang et d'effets spéciaux douteux mais jouissifs ! Car Bagman : Profession Meurtrier est en effet un carnage gore de 19 minutes, ni plus ni moins. Tête fendue en deux, bras et jambes coupées, corps explosés : un vrai carnage. Alors certes le budget a du être assez bas au vu des effets spéciaux clairement visibles et irréalistes. Mais cela fait aussi partit du charme de l'œuvre qui éclabousse avec une telle générosité que l'on ne saurait lui reprocher ses FX douteux. D'autant plus étonnant par ailleurs de voir un film aussi gore venu du Québec, les films sanguinolents venus de là-bas étant fort peu nombreux et, comme s'en vante l'affiche, il pourrait même bien s'agir du film le plus gore venu de là-bas avec les fameux Inner Depravity de Rémi Couture !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    En plus de ce gore décomplexé, Bagman : Profession Meurtrier offre également un spectacle plutôt drôle ! En effet le film ne se prends pas du tout au sérieux : personnages clichés qui font exprès de surjouer, répliques stupides que l'accent québécois rends encore plus drôle ou encore même les meurtres tout à fait grotesques et généraux, les FX imparfaits participants finalement à la drôlerie du tout. Bon après on sens bien que c'est amateur et le scénario est vraiment très simple, tout comme la réalisation, mais c'est un prétexte largement suffisant pour nous offrir 20 minutes jouissives au possible !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

     Fans de gros gore foncez dessus, c'est certes amateur mais sacrément généreux et ça se permet même d'être drôle !

    P.S : Désolé pour la première photo, ce n'est pas un problème de mise en page mais juste des bandes noires présentes sur l'image ^^


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