• Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Année : 2004

    Réalisé par Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Résumé : Prenez garde de ne jamais prononcer son nom trois fois... sinon le Bagman sera à vos trousses !

    La critique de Cannibal Cunt :

    Avant de rencontrer le succès avec Turbo Kid (que je n'ai toujours pas vu au passage, honte à moi !), François Simard et Anouk Whissell ont réalisé (avec également Jonathan Prévost bien qu'il ne soit pas crédité en tant que réal sur Turbo Kid) un petit court-métrage gorrissime, le bien nommé Bagman : Profession Meurtrier sur lequel nous allons nous pencher pour une petite chronique !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Le court-métrage nous raconte l'histoire d'une jeune femme se réveillant à l'hôpital après avoir survécue à un énorme carnage. Elle va alors se remémorer les évènements ou une bande de jeunes vont tenter de tuer le Bagman, un tueur qui apparaît lorsque l'on prononce son nom 3 fois, qui va les massacrer à grand renfort de litres de sang et d'effets spéciaux douteux mais jouissifs ! Car Bagman : Profession Meurtrier est en effet un carnage gore de 19 minutes, ni plus ni moins. Tête fendue en deux, bras et jambes coupées, corps explosés : un vrai carnage. Alors certes le budget a du être assez bas au vu des effets spéciaux clairement visibles et irréalistes. Mais cela fait aussi partit du charme de l'œuvre qui éclabousse avec une telle générosité que l'on ne saurait lui reprocher ses FX douteux. D'autant plus étonnant par ailleurs de voir un film aussi gore venu du Québec, les films sanguinolents venus de là-bas étant fort peu nombreux et, comme s'en vante l'affiche, il pourrait même bien s'agir du film le plus gore venu de là-bas avec les fameux Inner Depravity de Rémi Couture !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    En plus de ce gore décomplexé, Bagman : Profession Meurtrier offre également un spectacle plutôt drôle ! En effet le film ne se prends pas du tout au sérieux : personnages clichés qui font exprès de surjouer, répliques stupides que l'accent québécois rends encore plus drôle ou encore même les meurtres tout à fait grotesques et généraux, les FX imparfaits participants finalement à la drôlerie du tout. Bon après on sens bien que c'est amateur et le scénario est vraiment très simple, tout comme la réalisation, mais c'est un prétexte largement suffisant pour nous offrir 20 minutes jouissives au possible !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

     Fans de gros gore foncez dessus, c'est certes amateur mais sacrément généreux et ça se permet même d'être drôle !

    P.S : Désolé pour la première photo, ce n'est pas un problème de mise en page mais juste des bandes noires présentes sur l'image ^^


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  • Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Année : 2010

    Réalisé par Darren Ward

    Résumé : A brûler la vie par tous les bouts, il est un jour où tout se paye. Alors qu'il est en en train de pourrir dans un sac mortuaire à la morgue de Liverpool, Mitchell Parker se raconte les 24 dernières heures de sa vie de collecteur de dettes. La violence, la torture, les exécutions barbares et les orgies brutales en faisaient pourtant un jour ordinaire. Mais, ce jour fut différent. Mitchell devait à son tour rembourser sa dette à des créanciers bien plus sadiques.

    La critique de Cannibal Cunt :

    C'est parti aujourd'hui pour A Day of Violence de Darren Ward, un film d'action très gore se voulant un hommage aux giallos et ayant une idée de départ particulièrement intéressante. Une réussite ? Malheureusement pas vraiment, au final seul le gore sauve ce film de la benne !

    Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Je commence donc la chronique d'emblée par ce qui m'est apparut comme le seul véritable point fort du long-métrage : c'est riche en gore et les scènes sanglantes sont bien brutales ! Au menu émasculation à la cisaille, transperçage de gorge ainsi que de main, égorgement ou encore éventration au fusil à pompe. A Day of Violence ne fait clairement pas dans la finesse ! Les scènes de massacres possèdent de bon effets spéciaux qui rendent vraiment bien à l'écran, très fun ! Mais voila : ces scènes sont véritablement le seul intérêt du film .... Alors certes elles sont nombreuses et terriblement efficaces mais ça fait léger quand même ! Pour ce qui est des défauts ils sont multiples et fortement embarrassants. Tout d'abord le scénario : le postulat de montrer la fin dès le début laisse entendre que le principal intérêt réside dans les circonstances grâce auxquelles ont en arrive à ce résultat. Malheureusement l'action se révèle extrêmement banale (vu 1000 fois en mieux dans des tas de films d'actions) et inintéressante, ce qui n'est pas aidé par des scènes ridicules comme les fusillades qui puent le fake (le gars qui cours en ligne droites et les deux glandus qui vident leurs chargeurs derrière lui sans le toucher, hum mouais). De plus le soit disant hommage aux giallo est inexistant !
     
    Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Ensuite la réalisation est tout simplement mauvaise. C'est mal filmé, l'image est souvent bancale, les plans convenus et sans aucune inspiration, je dirais tout simplement sans véritable talent (ça peut sembler un peu brutal comme constat mais la pour le coup ce n'est pas bon). Viens alourdir le bilan déjà peu flatteur des acteurs détestables au possible qui ponctuent le film de réactions ridiculissimes, ce qui est encore plus accentué par de piètres dialogues. Mais alors, scénario vide, acteurs mauvais et réalisation médiocre : ce film est un bouzin ? Eh bien reste le gore, c'est bel et bien le seul intérêt et il faut dire que malgré tout grâce à ces scènes jouissives on ne passe pas un mauvais moment (un peu le constat que je tire du visionnage d'un film de Timo Rose ou de pas mal de splatters allemands, c'est pas bon qualitativement mais diablement gore et de ce fait fun) !

    Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Cela sera ma conclusion, c'est pas bon mais c'est fun. Les amateurs de gore décomplexé à la Barricade (sans le côté horreur, ça reste un film d'action, je parle en terme de gore) devraient passer un bon moment, les autres sont gentiment invités à passer leur chemin !


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  • Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

    (Avertissement : cette chronique contient des images à caractère pornographique)

    Année : 2015

    Réalisé par Luigi Zanuso (aka Dario Lussuria/Luigi Atomico)

    Résumé : Un réalisateur rêve ses cauchemars les plus profonds. Mais la réalité n'est pas toujours plus mauvaise qu'un film ? Un porno brut et direct que plante les costumes et la décadence de la société moderne et contemporaine.

    La critique de Cannibal Cunt :

    Aujourd'hui on retourne dans la pornographie brutale avec Oltre la follia de Luigi Zanuso, un porno/horrifique surréaliste particulièrement étrange ! Avant de débuter la chronique je remercie au passage ABORSKY Production pour m'avoir envoyé le film par mail et je signale également que la version promotionnelle que j'ai obtenue comportait un texte fixe "ABORSKY Production - Not for Commercial Use" en plein milieu de l'œuvre. J'ai donc eu pas mal de mal à me plonger dans l'univers de Zanuso et il se peut que je sois passé à côté de certains points.

     Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     En voila une œuvre étrange et difficile à appréhender ! Divisé en 8 segments, Oltre la follia nous narre les cauchemars dépravés de son réalisateur Luigi Zanuso (qui apparaît entre chaque séquence sur son canapé puis lors du final que je vais éviter de dévoiler). Bien que le film comporte beaucoup de scène pornographiques, le film reste extrêmement éloigné d'un porno classique. Rien qu'a l'affiche on peut le deviner : Oltre la follia possède une esthétique marquée. Les décors sont travaillés, le réalisateur met en scène régulièrement divers symboles et objets (fleurs, mannequins ou encore parties d'animaux), les scènes sont souvent accompagnées de symphonies classiques en fond sonore et le jeux de couleurs donne parfois des contrastes très intéressants. Le mélange de cette esthétique avec une sexualité étrange et dépravée donnant par ailleurs un côté très surréaliste voir absurde au métrage (je reviendrais sur ce point plus tard).

    Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     En dehors de cette esthétique marquée le film reste à fort caractère pornographique. Et pas la plus soft des pornographies ! Le film accumule les scènes déviantes et extrême jusqu'à parfois atteindre des sommets de folie sexuelle surprenants. C'est parti pour une petite énumération de débauches et sévices : urophilie, fist fucking brutaux (dont un dans l'anus d'un monsieur visiblement fort âgé), sodomie avec une sorte de corne (et pas une petite !), masturbation avec des viscères d'animaux (ainsi qu'avec une tête de cochon vers la fin de l'œuvre), éjaculation dans un assiette de soupe avant dégustation, une femme se faisant jouir dans la tête d'un mannequin, introduction de faux yeux dans des parties intimes féminines et autres joyeusetés parsèment Oltre la follia ! Il est clair que le film n'est pas destiné à tout le monde et je suis particulièrement surpris qu'une personne âgée comme Luigi Zanuso (80 piges quand même) soit derrière tant d'immondices ! Ses visions n'en restent pas moins intéressantes tout comme l'approche qu'il a de son art. Pour revenir à l'esthétique du métrage ce côté surréaliste donné par une sexualité aussi poussive dans l'excès (sans compter la présence de personnes âgées participant aux scènes d'orgies ou encore d'une transsexuelle lors du premier segment) et les décors classieux créent un décalage qui au fur et à mesure tend vers l'absurde. Le tout est tellement malfaisant et dérangé que tout un tas de détails (musique classique, masques, vieux dénudés qui attendent au fond) ont provoqués chez moi beaucoup d'amusement. Je ne sais pas si c'était le but recherché, je ne pense pas, et je pense que tout le monde ne réagira pas comme ça (surtout pour ceux qui n'ont pas l'habitude de ce genre de films, bien qu'il y ai peu de chance que des personnes "non initiées" tombent sur ce métrage) mais en tout cas ça rends Oltre la follia d'autant plus intéressant.

    Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     Mentionnons tout de même quelques défauts embarrassants. Bon déjà pour moi la principale gêne lors de mon visionnage fut ce fameux texte anti-piratage (tout ça à cause de certains enculés qui seraient capables d'aller piquer l'œuvre avant sa sortie et de la diffuser alors que l'on leur a envoyé gratuitement mais bon je n'en fais bien sur pas partie) mais bien évidemment ce texte ne sera pas la pour les gens qui achèteront le DVD à sa sortie (ça serait un choix artistique bien peu pertinent si je puis dire ^^). Pour les véritables problèmes je citerais le jeu d'acteur parfois vraiment lourdingue, l'actrice la plus mise en avant étant malheureusement celle qui joue le plus mal (les autres s'en sortant même plutôt bien) ainsi que quelques longueur et répétitions dans les scènes (les diverses dépravations à base d'organes d'animaux tournent vite un peu en rond) mais en définitive rien de bien grave.

    Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     Pour résumer une œuvre atypique, réalisée par un bonhomme honorable de par son âge, qui ne plaira surement pas à tout le monde de par son extrême dépravation mais dont l'esthétique, la débauche et l'absurde en font une curiosité fort intéressante à découvrir. Certains seront horrifiés par tant d'immondices, d'autres rirons devant tant de malfaisance et d'absurde. Dans tous les cas une expérience à tenter. Pour ma part je n'ai plus qu'a attendre la sortie DVD (je consacrerais surement un article News au moment voulu pour) ce qui me permettra de le revoir dans de bien meilleures conditions sans ce foutu texte qui m'aura bien fait chier disons le ^^ !                                      


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  • Critique : Channel 309 (I-III) de Marco Malattia

    Réalisé par Marco Malattia

    La critique de Cannibal Cunt :

    Je vous parle aujourd'hui une nouvelle fois de Marco Malattia avec ce Channel 309 (I-III), qui regroupe donc 3 court-métrages (ou épisodes). Une œuvre encore une fois à réserver à un public particulièrement averti, mais s'éloignant suffisamment de la simple pornographie outrageante et dégoutante pour se révéler intéressante et proposant une esthétique et une ambiance malsaine fortement réussie.

    http://1.bp.blogspot.com/-N3RNv5IlqqY/Vfu-wuXzNlI/AAAAAAAAI4c/2N0FmGa4J5A/s1600/ch309-2.jpg

    Autant le dire directement : ceux qui iront acheter (ou, si toutefois il est trouvable sur la toile, le télécharger bande de fieffés coquins) ce Channel 309 (I-III) uniquement dans le but de voir un film dépassant les limites de l'extrême risquent d'être déçu. Et pour cause : Marco Malattia nous propose certes une œuvre pervertie et présentant des actes déviants et extrêmes non simulées qui pourront faire tourner de l’œil les non-avertis mais ces actes restent au final peu graphiques et l'image granuleuse en noir et blanc masquera en partie l'impact de certaines scènes en matière de dégueulasserie. De plus il est clair que le but de Marco Malattia n'est pas la de révulser le spectateur devant des insanités gratuites. Non, Channel 309 (I-III) impressionne surtout par son ambiance malsaine travaillée vraiment géniale. Le noir et blanc trouble, les symboles sataniques omniprésents, les scènes totalement étranges et les plans énigmatiques ainsi que la bande son noise cauchemardesque se mêlent à la pornographie déviante et tissent une ambiance particulièrement malsaine et éprouvante. Il s'agit la de la principale qualité de ces épisodes : l'aura de cauchemar énorme que dégage l’œuvre, profondément dérangeante et viscérale. A elle-seule, cette ambiance mérite pour moi le visionnage tant elle est réussie ! Malgré tout il y a évidemment d'autres aspect dans ce métrage qu'il convient d'aborder.

    Critique : Channel 309 (I-III) de Marco Malattia

    Ainsi le film est également intéressant de par son esthétique, il y a la une recherche indéniable dans les plans, l'image ainsi que les symboles utilisés (insectes, évocations sataniques, masques), toujours cultivant la malaisance chez le spectateur. Au niveau de la pornographie, elle est bien évidemment fort présente, pour ne pas dire centrale dans l’œuvre, et est bien sûr extrêmement déviante et crasseuse. Au sinistre menu l'on trouve : urophilie, fellation sous l'eau, bondage, fist-fucking et arm-fucking, écartement vaginal brutal, éjaculations faciales ou encore scarification au scalpel (je vous rappelle que rien n'est simulé). Bref, un beau panel de débauches ! Encore une fois l'on peut faire le rapprochement avec l'œuvre de Lucifer Valentine de par le côté expérimental et angoissant de l'esthétique du film ainsi que la représentation de la dépravation, bien que pour le coup Marco Malattia verse plus clairement dans le pornographie. Après il faut reconnaître que le film n'a aucun véritable scénario. Les séquences s'enchaînent de manière anarchique, les scènes ne sont par structurées et la ou les Vomit Gore avaient tout de même un fil conducteur aisément reconnaissable ici on est en plein dans l'expérimental et il n'y a en apparence aucune histoire. Il est clair que tout le monde n'adhèrera pas. Tout du moins le film n'est cependant pas vide de message, mais tout cela reste bien flou et c'est au spectateur d'interpréter lui même les symboles exposés par Marco Malattia et chacun se fera surement sa propre hypothèse quand au sens profond de tout cela. A préciser que si Channel 309 (I-III) peut sembler trop éprouvant de par son ambiance et son rythme anarchique, sa faible durée de moins de 50 minutes permet de ne pas du tout lasser et est parfaitement calibrée.

    Critique : Channel 309 (I-III) de Marco Malattia

    En résumé Channel 309 (I-III) ne plaira surement pas à tout le monde. Ceux qui veulent juste de la pornographie extrême poussée au maximum sont invités à se tourner vers No Vaseline du même réal, dont l'ignoble trailer seul présent sur le DVD de Channel 309 (I-III) est plus répugnant que cette œuvre même. En revanche ceux qui sont amateurs de pornographie déviantes et d'esthétique et ambiance malsaine alors je leur recommande très vivement ce métrage qui s'impose comme un incontournable. Tout les autres peuvent passer leur chemin sans regrets. Le film divisera surement, personnellement j'ai adoré et c'est avec plaisir que je vous proposerais prochainement une chronique sur Channel 309 (IV-VI) ainsi que sur No Vaseline !

     


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  • Critique de Necromance : A Love Story de Nekro Kaos

    Année : 2015

    Réalisé par Nekro Kaos (aussi appelé Yan Kaos)

    Résumé : Une femme décide de se faire une tasse de thé. Une fois celle-ci faite, elle part prendre une douche. Un homme en profitera pour droguer la boisson. La jeune femme sera vite tuée et l'homme, nécrophile de son état, s'amusera avec son cadavre.

    La critique du Cannibal Cunt :

    Bienvenue dans les abysses du cinéma extrême underground sans budget ! Aujourd'hui je vous propose en effet de jeter un œil à Necromance : A Love Story, un film au budget quasiment inexistant sorti l'année dernière sous un très petit tirage de DVDs et nous proposant pendant un peu plus d'une heure tout un programme de dépravations. Un programme somme toute sympathique ... mais surement pas réservé à tout le monde ! (Attention : spoilers , bien que ceux-ci ne gênent en aucun cas le visionnage du film en connaissant ces données , je préfère prévenir)

    Critique de Necromance : A Love Story de Nekro Kaos           

    L'histoire de Necromance : A Love Story est très simple : un homme s'introduit chez une femme et l'assassine puis un autre viendra s'amuse avec son cadavre pendant une heure. Si ce résumé peut paraitre assez réducteur, il représente pourtant assez bien ce dont il s'agit. L'homme va donc tuer cette femme en l'étranglant avec du fil barbelé ainsi que son enfant qui dormait dans une chambre. Et après le film va partir dans la nécrophilie malsaine avec au programme découpage et viol explicite de cadavres. Certes, le scénario est pauvre, mais celui-ci fait office de prétexte suffisant pour nous présenter un beau panel d'atrocités. On aura donc le droit entre-autres à un jeune enfant décapité , à une éventration brutale, des yeux enfoncés et réduits en bouillie dans leur orbites, un cunnilingus sur le cadavre en décomposition de la jeune femme (dont s'écoule encore des excréments que notre psychopathe va s'empresser d'avaler) puis à un viol du même cadavre (qui pour le coup est en fait plus un squelette qu'autre chose), le corps décomposé du jeune enfant subira d'ailleurs le même traitement. Si la chose ainsi décrite semble sacrément hardcore, c'est sans compter sur des effets spéciaux totalement cheap, résultat d'un manque de budget flagrant. Ainsi, il pourra être fort difficile pour une part du public d'accrocher au film, le tout étant fort amateur et bancal et au final il est tout à fait probable que seul les amateurs de films extrêmes les plus fana de gore sans budget apprécie l’œuvre. Et somme toute, j'en déduis donc que j'en fait parti !

    Critique de Necromance : A Love Story de Nekro Kaos
    Necromance : A Love Story compense son amateurisme, son manque de budget et ses effets spéciaux très bancals par sa folie et sa déviance très poussée. Nekro Kaos va vraiment loin dans le mauvais goût (conclure son film par une scène de viol sur une tête d'enfant décapitée, on a rarement fait mieux en terme d'insanité)  à tel point que le métrage prends parfois une tournure assez fun, ce qui est fortement accentué par la présence en bande son de morceaux grindcore (on voit que le réalisateur est un passionné, rien qu'a voir les nombreux posters tirés de films gores et de groupes de Metal Extrême ornant les murs). D'autres scènes elles arrivent à instaurer une ambiance malaisante grâce entre-autres à l'implication de l'acteur incarnant notre nécrophile. Celui-ci a l'air vraiment taré et la présence de scènes au côté scatologique , de nécropédophilie ou encore les pénétrations de cadavres non simulées (on peut apercevoir le sexe en train de s'enfoncer des les faux squelettes, ce qui donne un aspect cru et authentique vraiment malsain), le paroxysme étant atteint lors d'un gros plan sur le gland de notre taré masqué jaillissant parmi les excréments du jeune enfant putréfié (ouais je sais quelle poésie !). Necromance : A Love Story fait donc bien le job en offrant une bonne dose de gore crade certes mal foutu mais dont le côté tantôt fun tantôt malsain fonctionne vraiment bien.

    Critique de Necromance : A Love Story de Nekro Kaos

    Necromance : A Love Story n'est clairement pas adressé à tout le monde, comme le laissait penser son tirage très limité, et ne plaira surement pas à beaucoup de gens et ce même parmi les amateurs de cinéma extrême. Il est également évident que le métrage est bourré de défauts et est loin du chef-d’œuvre. Néanmoins si vous êtes clients de films déviants fauchés à grands coups d'effets spéciaux gores douteux , alors le film de Nekro Kaos vous est chaudement recommandé ! Quoi qu'il en soit un réalisateur à suivre, en espérant qu'il puisse un jour faire un film au budget plus conséquent dans le même esprit. En attendant je vais surement m'atteler aux autres films du sieur, Necromance n'étant pas son unique œuvre, en espérant que le reste soit au moins aussi bon.

    P.S : Pour les intéressés veillez contacter Yan Kaos sur Facebook, vous pourrez peut-être lui chopper une copie s'il lui en reste.


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  • https://img1.etsystatic.com/030/0/42086300/iusa_400x400.25905571_qd2u.jpg

    Année : 2011

    Attention : cette critique contient des images et liens à caractère pornographique !

    La critique de Cannibal Cunt :

    Aujourd'hui je vous propose une critique assez particulière. Elle sera assez courte pour une raison plutôt simple : l’œuvre dont il est question aujourd'hui ne dure que 10 minutes, il me semble donc logique que le contenu de la chronique soit plus léger que pour une œuvre de plus d'une heure ! Deuxième particularité : cette critique est en fait une sorte d'avant goût à plusieurs billets qui viendront autour de l’œuvre de Marco Malattia , particulièrement réservée à un public avertit puisqu'il s'agit de pornographie crue, dégoutante, malsaine et expérimentale. Je préfère également le signaler : les photos présentes dans cet article ne sont pas tirées du court-métrage en lui même mais en tout cas de l'univers de Marco Malattia et donc assez représentatives de Chronicles of Helga Retard.

    https://photo.isu.pub/vanslafurka_videomalattie/photo_large.jpg

    Images étranges, musique noise répétitive et malsaine, le tout mêlé à des scènes de pornographie particulièrement ignobles. Marco Malattia nous plonge dans un univers dérangé et dérangeant, n'ayant strictement rien à voir avec de la pornographie classique. Ainsi Chronicles of Helga Retard nous fera assister à des scènes d'urophilie, à plusieurs scènes de fellation se terminant par Helga Retard (une actrice récurrente dans l'univers de Malattia et portant tout le tant une cagoule) vomissant copieusement un peu partout (avec à chaque scène une texture différente , appétissant !) , une scène ou l'anus d'Helga Retard est écarté et dans lequel un homme urine ... en dix minutes uniquement le court-métrage réussit à dégouter le spectateur surtout en sachant que rien n'est simulé (il y a de quoi impressionner en terme de performance, mine de rien). En plus de ces scènes pornographiques particulièrement douteuses, Marco Malattia inclut à l'ensemble des éléments expérimentaux, que ce soit via une bande sonore bruitiste ou par des séquences étranges incluant des plans sur des horloges , des masques diaboliques ainsi que des insectes. Tout est mis en place pour mettre mal à l'aise, bien que la courte durée limite le côté éprouvant de l'ensemble, l'expérience étant trop brève pour véritablement marquer.

    Micro-critique : Marco Malattia's Chronicles of Helga Retard (ver 0.3)

    On ne peut s'empêcher de penser à l’œuvre de Lucifer Valentine, non seulement avec ce côté sexualité déviante passant par l'émétophilie et l'urophilie mais aussi avec l'aspect expérimental des images et de l'espace sonore. On retrouve aussi la symbolique satanique que l'on peut trouver dans les Vomit Gore. Si Chronicles of Helga Retard est totalement absent de gore, la sexualité déviante et les paraphilies sont mises en scène de manière bien plus crue et voyeuriste puisque l'aspect pornographique est bien plus mis en avant (alors qu'il s'agissait plus d'un simple élément chez Valentine, il s'agit la d'un pilier central chez Malattia).

    Micro-critique : Marco Malattia's Chronicles of Helga Retard (ver 0.3)

    L’œuvre de Marco Malattia est donc fort intéressante, dérangeante et dégoutante , usant de la pornographie malsaine sans hésitation mais avec une qualité artistique indéniable. Si vous n'êtes pas gênés par ce genre de contenus et si vous êtes majeur (bon pour le coup je troll la, n'étant moi même pas majeur ^^ ) , ce court métrage est disponible sur la toile mis en ligne par le réal himself. Je vous met le lien ici, sachant que la vidéo est hébergée sur un site pornographique !

     http://www.xvideos.com/video1896307/marco_malattia_s_the_chronicles_of_helga_retard_ver.0.3_

     


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  • http://ecx.images-amazon.com/images/I/513%2B7RoYsVL.jpg

    Année : 2007

    Réalisé par Andreas Bethmann

    Avec Lina Romay , Natasche Farrel , Thomas Kercmar , Manoush ...

    Résumé : Mademoiselle Steel, secondée de son assistante Justine, dirige avec fermeté le pénitencier pour femmes de Prison Island. Chaque jour, elle abuse de son statut de directrice pour infliger aux prisonnières les pires humiliations et de nombreux sévices dont la perversité ne semble connaître aucune limite. Lorsqu'un groupe d'élite décide de s'introduire dans cet établissement pénitentiaire afin de délivrer de force une détenue condamnée à tort, c'est le début d'un véritable chaos ponctué de viols, tortures et meurtres dont la sauvagerie et le sadisme dépassent tout ce qu'il est possible d'imaginer.

    La critique de Cannibal Cunt :

    Je vous propose aujourd'hui de découvrir un réalisateur (et un sous-genre) assez particulier : Andreas Bethmann et ses porno-gore. Je pense que le nom de ce style est assez évocateur quand à son contenu et consiste donc en un style hybride mélange de pornographie et de gore. Quand à Andreas Bethmann c'est un réalisateur prolifique dans ce genre , celui-ci étant notamment responsable de titres comme Rossa Venezia , Demon Terror ou les deux Exitus Interruptus. Découragé par la durée approchant les 3 heures de son titre le plus connu Rossa Venezia , je me porte donc vers The Prison Island Massacre (aussi appelé Angel of Death 2 , bien que n'ayant visiblement aucun rapport avec le premier film du même réalisateur) , métrage s'encrant dans la lignée des films de Womens in Prison.

    Déjà petite précision sur le film avant de véritablement débuter cette critique : il existe (comme pour chaque Bethmann) de multiples versions du film plus ou moins courtes ou longues , le gonze aimant particulièrement retourner des séquences à l'utilité vague et ressortir un nouveau montage. La version que je critique ici est celle présente sur le DVD sorti chez Uncut Movies avec une durée de 105 minutes (sachant que la version la plus longue du film chiffre à pas moins de 124 minutes !) ... Ceci dit c'est partit !

    http://2.bp.blogspot.com/-tj0mxirybTA/UcJflYpHkQI/AAAAAAAAWn4/1pdGreCpayk/s1600/Angel+of+Death+2_003.jpg

    Allons directement à l'essentiel : le long-métrage propose bel et bien de multiples scènes pornographiques , puisque dès les premières minutes nous assistons au viol d'une jeune femme obligée de faire une fellation à un homme sous peine de se faire tuer. Elle réussira à prévenir la police mais l'homme avant de s'enfouir l’assommera et laissera sur elle de la drogue , envoyant la malheureuse en prison. Et c'est dans cette fameuse prison que se déroule le reste du film , alternant des scènes d'humiliations et de tortures dans le bâtiment avec la progression d'un groupe d'élite chargé de récupérer la fille d'un millionnaire emprisonnée sur l'île. Les scènes d'humiliation dans la prison seront surtout prétexte à des scènes pornos , la plupart étant des séquences lesbiennes. Et , quitte à parler de pornographie , en voila de bien bas étage ! C'est très mal filmé , fade , moche , sans aucune inspiration quelconque et ça se permet même d'être à la limite du dégoutant (Lina Romay a certes été une belle femme par le passé , mais à l'heure actuelle ça reste une vielle personne et ça m'étonnerait que beaucoup de monde ai envie de voir ses parties génitales en gros plan). Ces scènes sont vraiment laborieuses et c'est totalement cheap et franchement impossible de prendre plaisir à regarder ça tant le tout est laid et mis en scène avec les pieds. Bethmann poussera même le mauvais goût jusqu’à nous montrer une authentique fellation ainsi qu'une sodomie homosexuelle (scènes que j'ai , je l'admet , passées en avance rapide).

    http://www.devildead.com/uncut/prisonislandmassacre04.jpg

    Si les scènes pornographiques sont mises en scènes de façon tout à fait laide et cheap , c'est tout simplement le cas de tout le film. The Prison Island Massacre est tout simplement hallucinant de nullité. Le scénario n'a aucun sens et on se demande sans cesse comment ils on fait pour en arriver la tant c'est plat et stupide (la directrice de prison qui force deux prisonnières à baiser puis abat d'un coup de pistolet celle qui a fait le moins bien l'amour en poussant un rire d'un ridicule extrême ... réellement ?). Malgré tout l'on n'arrive pas vraiment à regarder ça comme un nanar car voila : c'est certes ridicule mais c'est aussi -et surtout - trop long et de ce fait ennuyeux.

    http://2.bp.blogspot.com/-5M1N_QuclAU/UcJfosfqbqI/AAAAAAAAWpg/o07r6E16f9k/s1600/Angel+of+Death+2_018.jpg

    Citons tous de même quelques points positifs : vers la fin le film devient franchement fun. Le dernier quart-d'heure consiste en effet à l'attaque du commando contre la prison et la c'est le festival du nanar ! Dialogues totalement à la ramasse , des fausses dynamites en plastoc rouges ridicules sur lequel Andreas Bethmann fait de gros zooms pour bien montrer au spectateur toute l'étendue fake de l'objet , la caméra qui tremble pour faire croire à effondrement du bâtiment ou encore des photos et vidéos d'un château (dans lequel rien n'a été tourné , il a du trouver ça sur le net ) sur lequel ont été incrustés de fausses explosions probablement faites sous Windows Movie Maker ... On assiste également (enfin !) à quelques scènes gores , qui sont tous bonnement excellentes due aux effets spéciaux parfaits du talentueux Olaf Ittenbach (réal de films comme Premutos , Savage Love , Black Past ...) mais malheureusement trop peu nombreuses. A noter également la présence sympathique d'acteurs habitués du gore/extrême allemand comme Manoush (La petite Mort) , Thomas Kercmar (Necronos , Barricade , Game Over) , Carsten Frank (Cannibal) ou encore le sympathique rôle du réalisateur Andreas Schnaas (les Violent Shit , Zombie 90 , Anthropophagous 2000 , Nikos the Impaler). Mais bon ces quelques bons points ne font pas un bon film !

    Critique de The Prison Island Massacre (aka Angel of Death 2) de Andreas Bethmann

    The Prison Island Massacre d'Andreas Bethmann c'est du porno douteux et cheap servi par une réalisation à la ramasse et un scénario stupide et dont les seules points fort résident en des effets gore peu nombreux mais réussis et quelques seconds rôle sympathiques. Un métrage fort peu recommandable donc à ne regarder que pour les plus bisseux et tolérants d'entre vous (ou alors ceux qui bandent sur des vielles peut-être ? ) !


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  • http://www.nightmare-horrormovies.de/Poster/Dog-Dick.jpg

    Année : 2013

    Réalisé par James Bell

    Résumé : Euh comment dire ?  .... Ouais nan laissez tomber !

    La critique de Cannibal Cunt :

    Bon alors autant le dire directement : j'avais dès que j'ai acheté le film la ferme intention d'en écrire une critique. Mais voila , après visionnage , je n'ai vraiment pas grand chose à dire sur ce film tant il est vide. Ne vous étonnez donc pas si le contenu de ce billet parait léger et moins fourni qu'a l'accoutumée !

    http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQZqCvH3KMgNzZgtmP3RfW6hyfDitHjGWs7jIW_mcIs5JjmVgK5icdOWyQ
     

    Dog Dick n'est pas un film tel que l'on l'entends généralement. Si je devais décrire l’œuvre , je dirais qu'il s'agit d'une sorte de journal vidéo. James Bell se balade dans les bas-fonds de l'Amérique , filme des êtres difformes , dégoutants ou étranges et discute avec certains d'entre eux. L'ensemble du film est également parsemé de Snuff animalier ainsi que de quelques séquences étranges et/ou dégoutantes. Il n'y a aucune trame particulière , aucun scénario , les séquences s'enchainent à un rythme monotone.

    Déjà premier point : putain mais qu'est ce qu'on s'emmerde ! Bon déjà j'ai été sauvé par un fait simple : le DVD affichait une durée de quasiment deux heures de ce que je pensais être le film. En vérité le film dure un peu plus de 40 minutes , la suite du DVD contenant en fait des scènes coupées et le commentaire audio du film. Ouf ! Parce que déjà en 40 minutes , on s’ennuie comme jamais ! On assiste à de longues scènes vides d'intérêt. Il n'y a aucune ambiance , la réalisation est au niveau zéro et la qualité vidéo très basse (James Bell aurait pu refourguer un téléphone à un gosse afin de filmer son truc le résultat aurait-été le même) et surtout le film ne nous mène nulle part. Même le titre alternatif The White Trash Holocaust ne nous en dit pas plus. On pourrait penser à une critique de la vielle société américaine blanche , représentée par des êtres absurdes et grossiers mais cette idée est démolie par la présence d'individus noirs , tout aussi grotesques , écartants cette hypothèse. Concernant les personnes en elles-même il n'y a aucun message clair , James Bell se contente de montrer une sorte de laideur sans aucune analyse ou véritable critique , à l'image de cette séquence dans une fête foraine ou il y a un ralenti lors d'un mouvement de caméra afin de s'attarder sur un homme blanc obèse. C'est quoi le message ? "Regardez comme il est laid" ? Si c'est ça le sous-texte du film c'est bien vide.

    Autre point qui lui est encore plus sujet à questionnement : les séquences de snuff animalier. En effet le métrage est parsemé de scènes ou James Bell filme des animaux morts , s'acharnant même parfois sur les cadavres à l'image de ces chatons morts déposés dans un trou dans la terre puis massacrés à la hache et enfin brulés. On peut aussi noter cette biche morte qui revient à plusieurs moments du film , à chaque fois dans un état de putréfaction plus avancé jusqu’à finalement avoir juste une carcasse , qu'un homme (James Bell ??) vient fracasser sur le sol à plusieurs reprises. Si en se renseignant sur le film il s'avère que tout les animaux ont étés trouvés déjà morts (et non pas tués pour le film) , on est tout de même en droit de ce demander quel est l'intérêt de telle séquences (ainsi que d'émettre un petit doute sur certaines). Même remarque pour d'autres scènes totalement sans intérêt , comme par exemple lorsque la caméra s'attarde sur des dentiers encrassés , ou encore le perçage d'un énorme bouton plein de pus. C'est certes assez dégoutant et j'avoue avoir eu parfois une légère expression de dégoût , mais ça reste sans intérêt quelconque. En fait le film est dans sa globalité sans intérêt ! Qui a envie de voir une trisomique jouer à la wii bordel ?! Et le film est truffé de ce genre de passages ! Non , décidément James Bell , je ne comprends vraiment pas ce que tu as voulu faire avec Dog Dick , en tout cas ce n'est vraiment , mais alors vraiment pas bon !

    https://i.ytimg.com/vi/k76Fn8to58M/hqdefault.jpg

    Dog Dick est d'un ennui abyssal et aussi vide d'intérêt que sa réalisation est laide. Franchement , à éviter autant que possible , même par curiosité. Après malgré tout , j'ai envie de conclure sur une petite note positive : si ce film est méprisable , ce n'est quand même pas le cas de son réalisateur. De plus à voir des images de ses dernières productions il y a l'air d'avoir bien plus de talent , des effets gores old school et une vrai mise en scène. Donc bon James , sans rancune hein , j'irais surement mater Tantrum pour le coup qui semble tout à fait correct !


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    (Bon cette affiche est vraiment moche alors je vous en met d'autres vraiment sympas tirées de jaquettes DVD :o) ) 

     

    https://40.media.tumblr.com/1191fa6f7f923ca2c6c7e395d5549a4e/tumblr_ncrwcglFhq1qik19zo1_500.jpg

    Année : 2009

    Réalisé par Fred Vogel

    Avec Daniel V. Klein , Damien A. Maruscak , Sonny L. Shannon , Matthew Plutko , Shelby Vogel ...

    Résumé : Au début des années 90, alors que l’internet devenait progressivement accessible à tous , un individu surnommé Balan diffusait Murder, un programme sur le net montrant de véritables meurtres. L’émission qui gagnait en popularité fût découverte par les autorités et aussitôt retirée du web. Après plus d’une décennie dans l’ombre, Balan revient nous présenter sa plus récente collection de vidéos morbides provenant des quatre coins du monde: Murder Collection Vol.1.

    La critique de Cannibal Cunt :

    Première fois que je vous parle d'un film de Fred Vogel sur ce blog ! Et pour commencer , plutôt que de vous parler des célèbres August Underground , j'ai décider de débuter par Murder Collection Vol.1. Le concept est finalement simple et se rapproche du genre du shockumentary : le film rassemble différentes vidéos nous montrant différents aspects de la mort et la facette sombre de l'humanité tel que les autopsies , les agressions , braquages ,  crime passionnel ou encore détraqué sexuels , exécutions et autres joyeusetés le tout commenté entre les vidéos par l'hôte Balan. Mais voila , contrairement au genre du shockumentary tout est totalement fictif et créé de toute pièce par les gars de chez Toetag , un peu comme l'était la plupart des vidéos dans le fameux Faces of Death par exemple (enfin Murder Collection Vol.1 ne cherche pas à dissimuler le fait que les différents segments ne sont pas réel comme le faisait Faces of Death). L'idée de base du film me plaisait bien en tout cas , surtout en voyant ce qu'avaient fait les August Underground en matière de réalisme , de brutalité et malaisance. Au niveau du traitement de cette idée et de son développement par contre c'est malheureusement loin d'être parfait.

    http://www.filmbizarro.com/screenshots/murdercollectionvol1/murdercollectionvol13.jpg

     Commençons d'abord par le gros point positif de ce Murder Collection Vol.1 : la plupart des segments sont très réalistes et si l'on m'avait dit qu'ils étaient bien réels eh bien j'y aurais cru ! Les différents segments ont tous une qualité vidéo différente , avec également des prises de vue différentes (webcam , caméra en plan fixe de mauvaise qualité , images de vidéo surveillance , caméra filmant en noir et blanc ect ...) , donnant l'impression de réellement provenir d'un peu partout sur le globe , la présence de langues différentes ne faisant que renforcer cet aspect. Les acteurs sont tous très bon et tout (ou presque) a l'air authentique , le tout aidé par des effets spéciaux on ne peut plus réalistes (du Toetag en somme). Donc niveau réalisme le film est quasiment parfait et il est assez hallucinant d’imaginer que tout les segments ont tous étés créés de toute pièce par Fred Vogel et son équipe tant ils sont diversifiés. Mais voila , Murder Collection Vol.1 souffre d'un très gros problème. Il n'est tout simplement pas marquant , il ne révulse pas même pire : il en devient lassant et ennuyeux , répétitif et l'on se demande vite ou réside l'intérêt de celui-ci (si bien que j'ai du voir le film en deux fois , celui-ci devenant trop plombant au bout de 40 trop longues minutes).

    http://horrornews.net/wp-content/uploads/2011/02/Murder_collection-v1-Fred-Vogel-movie-6.jpg

    C'est vraiment le constat que je fais en sortant du visionnage de Murder Collection Vol.1 : le film n'arrive pas à choquer et ne marque la rétine du spectateur qu'a de trop rares occasions. J'avais lu une critique avant de regarder l’œuvre en question sur le site HORREUR-WEB.COM dans laquelle le chroniqueur Robert Parent concluait en disant "Si vous voulez voir un homme tabasser son fils à mort devant une web cam, un cambriolage qui tourne mal ou une vidéo de rançon de gang de rue, je vous conseille le Canal D après 21 heures, c’est généralement bien plus percutant et moins ennuyeux". J'avais trouvé cela bien sévère comme conclusion mais malheureusement après visionnage j'en arrive au même constat. Le métrage ne nous présente rien de vraiment percutant et les actes barbares présentés à l'écran semblent bien banals , ceci du à un manque cruel de contenu réellement graphique , à l'image de cette longue séquence de braquage captée en noir et blanc et sans aucun son par plusieurs caméras de surveillance qui nous montre au final juste un homme abattu par une balle et , comme plusieurs autres segments , est totalement dénuée de gore. Cela pourrait être un minimum marquant si la séquence avait été authentique mais le spectateur sachant pertinemment qu'il s'agit d'une fiction , l’intérêt de la chose en devient soudain bien obscur. Et lorsque un segment semble se démarquer et proposer une ambiance plus pesante et un contenu plus éprouvant la longueur vient vite plomber le tout. 

    http://horrornews.net/wp-content/uploads/2011/02/Murder_collection-v1-Fred-Vogel-movie-4.jpg

     C'est par exemple le cas de la longue scène d’autopsie , surement le segment le plus éprouvant (j'ai même envie de dire le seul segment éprouvant) du métrage , avec la caméra s'attardant particulièrement longtemps sur un cadavre salement amoché et au réalisme bluffant , le tout dans une ambiance pesante qui n'est pas sans rappeler un certain Aftermath , un célèbre chef-d’œuvre du cinéma extrême. Mais voila : l'autopsie dure encore et encore , avec une discussion incompréhensible puisque en Japonais (si j'ai bien deviné) et sans aucun sous-titrage nous excluant complétement de la discussion. C'est simple : soit les séquences sont inoffensives tellement la violence qu'elle représente est banale (des braquages et des agressions ils y en a tout les jours et des images telles celles présentes dans le film il y en a des centaines sur le net , et authentiques elles !) ou alors le peu de malaisance que le film nous transmet dans d'autres scènes est purement et simplement gâchée par des longueurs abusives et répétées. Murder Collection Vol.1 finit donc par se vautrer dans un voyeurisme inutile , il ne nous fait quasiment rien passer comme émotions et ce n'est pas les quelques commentaires de Balan entre les segments qui vont y changer quelque chose.

    http://horrornews.net/wp-content/uploads/2011/02/Murder_collection-v1-Fred-Vogel-movie-3.jpg

    Je me répète certainement mais voila : Murder Collection Vol.1 est un film raté , ce n'est pas une bouse infâme non plus et ma critique donne peut-être l'impression qu'il est extrêmement mauvais , alors qu'il a ses qualités. C'est surtout le manque d'intérêt de l'ensemble , par delà le réalisme , qui est gênant et , au contraire d'un August Underground , le film ne justifie pas vraiment son voyeurisme puisque il ne nous transmet pas d'émotions ni de réel message. Les amateurs d'extrême curieux peuvent toujours allez y jeter un œil , il existe bien plus mauvais dans le genre. Mais ne vous attendez pas à grand chose. Radin en gore , longuet et manquant globalement d’intérêt le mot de la fin sera le suivant : mieux vaut voir ou revoir la trilogie August Underground , elle délivre 100 fois plus d'émotions , de gore et de séquences hallucinantes !


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  • http://d310a9hpolx59w.cloudfront.net/product_photos/23387014/Monstrosity_20Final_20DVD_20cover_20_5BFront_5D_600w.jpg

    Année : 2014

    Réalisé par Kasper Juhl

    Avec Kasper Juhl , Rose Milling , Anne Sofie Adelsparre , Martin Stoltenborg  ....

    Résumé : Le film suit l'histoire dépravée du couple Kevin et Nord. Une enfance horrible les a conduits ensemble et en dehors de la prise de médicaments, ils utilisent leur temps libre à torturer, tuer et violer des gens innocents en filmant le tout avec un appareil photo.

    La critique de Cannibal Cunt :

    Je vous ai récemment parlé de Sunken Danish de Kasper Juhl , qui était son premier film. Eh bien aujourd'hui on est partis pour Monstrosity , troisième film du bougre (qui entre Sunken Danish et Monstrosity aura réalisé Madness of Many , dont je vous reparlerais plus tard) et qui reprends le personnage de Kevin de Sunken Danish (ou à la fin il pétait un plomb et tuait tout le monde autour de lui , y compris son ami qui filmait). Kasper Juhl cette fois-ci ne nous présente pas simplement deux potes se filmant pendants leurs actes de barbarie mais un couple dérangé , Kevin et sa petite amie Nord ainsi que leur déchéance et la dégradation de leur relation. On m'a déjà reproché de ne pas forcément prévenir quand je compte spoiler donc je vais le faire : cette critique va méchamment spoiler , que ce soit Monstrosity ou même Sunken Danish mais honnêtement ça n'enlève pas grand chose aux films de savoir d'avance ce que je vais en dire. Vous voila prévenus en tout cas , à vous de voir !

    http://2.bp.blogspot.com/-r9EcDtNIVE8/VdRUV1Z-ePI/AAAAAAAAA1k/5Xe-f1Likm8/s1600/Image11.jpg

    Monstrosity reprends l'image en noir et blanc présente dans Sunken Danish , ce qui encore une fois encore lui donne une ambiance particulière. Mais voila une différence que l'on remarque tout de même d'emblée dans ce nouveau film : bordel c'est tellement mieux réalisé ! Alors certes la caméra continue de tanguer un peu (ça reste filmé par un des psychopathes en somme , c'est donc tout à fait logique) , mais nettement moins que dans Sunken Danish. La plupart du temps , la caméra est plus distante des victimes (la ou elle était parfois à peine à quelques centimètres des victimes dans la précédent métrage , voir même carrément collée à elles) ce qui donne une bien meilleure visibilité de l'action. De plus , c'est nettement moins obscur ce qui donne des scènes visuellement bien plus jolies et un film globalement plus agréable à regarder. Le seul défaut que ça a est que du coup l'ambiance est moins malsaine mais c'est un mal pour un bien. Nous voilà donc avec un film correctement tourné , je suis donc prêt pour la suite. Et le gros point positif de Monstrosity est tout simplement ces personnages. Dans Sunken Danish , les psychopathes n'étaient pas vraiment développés psychologiquement parlant , c'étaient juste deux tarés commettant des crimes en se filmant et lorsque Kevin pétait un plomb à la fin du film , c'était juste parce qu'il avait appris que la fille qu'il aimait avait un petit copain. Dans Monstrosity , le portrait des deux tueurs est bien plus approfondie , moins bâclé si je puis dire. Nord est une jeune femme perdue dans une spirale de d'autodestruction faite de drogue , de traumatismes passés et d'automutilation et qui se rattache à Kevin et le suit dans ses exactions sanguinaires , sont comportement sexué envers les victimes la rendant profondément malheureuse et contribuant à sa déchéance morale. Kevin lui est un personnage impulsif et violent. Bien que son enfance n'est pas vraiment évoquée par le film on peut néanmoins supposer que ces parents l'on peut-être également abusé ou violenté , la simple évocation de ceux-ci par Nord suffisant à déclencher une violente colère chez Kevin. Le film part donc sur ce couple de personnages dérangés , chacun de leur façon , tout d'abord en montrant un couple uni dans la folie et la brutalité des meurtres puis petit à petit en introduisant une sorte de discorde grandissante entre-eux , la dégénérescence de leur amour jusqu’à , inexorablement , aboutir par la destruction de ce couple lors d'une dernière scène ou Kevin étrangle violemment Nord en l'insultant , celle-ci venant de le poignarder suite à une colère noire. Le film finit donc sur la mort des deux personnages , climax de la déliquescence que Monstrosity nous narre à travers la vie dépravée de Kevin et Nord.

    http://d3u67r7pp2lrq5.cloudfront.net/product_photos/29367468/Image43_original.jpg

    Monstrosity est donc loin d'être aussi bête et méchant qu'il n'y parait , l'aspect psychologique de la chose étant bien approfondie. Alors certes , rien de bien original (la personne abusée sexuellement dans son enfance qui bascule dans le meurtre et la dépravation rien de bien nouveau) mais le traitement est suffisamment bon et efficace pour que l'ensemble fonctionne. Si donc l'histoire que Kasper Juhl met en scène est bien plus intéressante que dans Sunken Danish , ce dernier film avait quelque chose que Monstrosity n'a malheureusement pas : des scènes extrêmes percutantes. Si bien évidemment le film est fort en brutalité , force de constater que cela reste assez pauvre en gore , les séquences de tortures s'étirant plus en longueur sur des insultes et de simples coups , sans entrer dans du gros gore qui choque ou des actes réellement perturbants. Monstrosity n'est tout simplement pas percutant au niveau de son contenu trash , ce qui est bien embêtant pour un film extrême. Le comble c'est qu'en plus les rares effets gore ne sont vraiment pas géniaux , voir même mauvais (l'explosion au marteau du crâne de la dernière victime étant particulièrement risible tant le mannequin est clairement identifiable). Et on ne peux pas imputer ceci à un manque de budjet , Madness of Many n'en avait pas plus mais comportait d'excellents effets spéciaux très réalistes. Je suis donc on ne peut plus étonné de la piètre qualité de certains effets dans Monstrosity , ce n'est pas impardonnable mais en tout cas décevant. Pour ce qui est des acteurs , Kasper Juhl (interprétant Kevin) et Rose Milling (interprétant Rose) sont très bon et leur jeu d'acteur sonne juste (bien qu'il aurait été préférable d'avoir leur véritable voix , plutôt que des voix trafiquées , malgré que celles-ci soient bien mieux gérées que dans Sunken Danish et donc bien moins agaçantes sur le long terme). Par contre pour les différentes victimes c'est aléatoires et certaines ne jouent vraiment pas bien.

    http://dpegb9ebondhq.cloudfront.net/product_photos/29367453/Image42_original.jpg

    Pour conclure Monstrosity n'est pas exempts de défaut et manque clairement d'impact choc ! Néanmoins le travail psychologique de ces personnages est plus qu'appréciable et en fait un film à défaut d'être choquant , un film intéressant à regarder et qui réussi à nous attacher à des personnages complétements barrés (notamment Nord). Monstrosity est donc plus réussit que Sunken Danish grâce à son immersion réussie dans le monde de deux tueurs et si vous ne l'avez pas vu je vous le recommande mais ne vous attendez pas à une grosse claque dérangeante et extrême.

     


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