• Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Année : 2004

    Réalisé par Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Résumé : Prenez garde de ne jamais prononcer son nom trois fois... sinon le Bagman sera à vos trousses !

    La critique de Cannibal Cunt :

    Avant de rencontrer le succès avec Turbo Kid (que je n'ai toujours pas vu au passage, honte à moi !), François Simard et Anouk Whissell ont réalisé (avec également Jonathan Prévost bien qu'il ne soit pas crédité en tant que réal sur Turbo Kid) un petit court-métrage gorrissime, le bien nommé Bagman : Profession Meurtrier sur lequel nous allons nous pencher pour une petite chronique !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    Le court-métrage nous raconte l'histoire d'une jeune femme se réveillant à l'hôpital après avoir survécue à un énorme carnage. Elle va alors se remémorer les évènements ou une bande de jeunes vont tenter de tuer le Bagman, un tueur qui apparaît lorsque l'on prononce son nom 3 fois, qui va les massacrer à grand renfort de litres de sang et d'effets spéciaux douteux mais jouissifs ! Car Bagman : Profession Meurtrier est en effet un carnage gore de 19 minutes, ni plus ni moins. Tête fendue en deux, bras et jambes coupées, corps explosés : un vrai carnage. Alors certes le budget a du être assez bas au vu des effets spéciaux clairement visibles et irréalistes. Mais cela fait aussi partit du charme de l'œuvre qui éclabousse avec une telle générosité que l'on ne saurait lui reprocher ses FX douteux. D'autant plus étonnant par ailleurs de voir un film aussi gore venu du Québec, les films sanguinolents venus de là-bas étant fort peu nombreux et, comme s'en vante l'affiche, il pourrait même bien s'agir du film le plus gore venu de là-bas avec les fameux Inner Depravity de Rémi Couture !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

    En plus de ce gore décomplexé, Bagman : Profession Meurtrier offre également un spectacle plutôt drôle ! En effet le film ne se prends pas du tout au sérieux : personnages clichés qui font exprès de surjouer, répliques stupides que l'accent québécois rends encore plus drôle ou encore même les meurtres tout à fait grotesques et généraux, les FX imparfaits participants finalement à la drôlerie du tout. Bon après on sens bien que c'est amateur et le scénario est vraiment très simple, tout comme la réalisation, mais c'est un prétexte largement suffisant pour nous offrir 20 minutes jouissives au possible !

    Micro-Critique de Bagman :Profession Meurtrier de Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell

     Fans de gros gore foncez dessus, c'est certes amateur mais sacrément généreux et ça se permet même d'être drôle !

    P.S : Désolé pour la première photo, ce n'est pas un problème de mise en page mais juste des bandes noires présentes sur l'image ^^


    3 commentaires
  • Bonjour à tous !

    Petite publication pour signaler plusieurs choses !

    Tout d'abord je vais essayer d'accélérer encore le rythme de publication d'Horror Vision, le but à terme étant de fournir le plus de contenu possible tout en conservant la même qualité.

    Deuxièmement je compte écumer de plus en plus les "bas-fonds" de l'underground et promouvoir à mon échelle le ciné gore/extrême amateur. N'hésitez donc surtout pas à me contacter pour proposer votre œuvre je me ferais un plaisir de la chroniquer ! (vous pouvez laisser un message sur le blog ou par mail à : horrorclub.j@gmail.com ) !

    The same text in bad English :

    Small publication to indicate a few things!

    First of all I am going to try to accelerate  the rhythm of publication of Horror Vision, to publish the most possible contents while keeping the same quality.

    Secondly I plan to skim more and more the underground and to promote in my scale the amateur gory/extreme movies. Thus do not especially hesitate to contact me to propose your work I would be pleased to chronicle it ! (You can leave a message on the blog or by e-mail in: horrorclub.j@gmail.com) !

    Voila, voila ^^ Vous pouvez également bien sur continuer à me suggérer des films dont vous aimeriez voir une chronique française !

    News du blog du 8 Mai 2016 ! 


    votre commentaire
  • Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Année : 2010

    Réalisé par Darren Ward

    Résumé : A brûler la vie par tous les bouts, il est un jour où tout se paye. Alors qu'il est en en train de pourrir dans un sac mortuaire à la morgue de Liverpool, Mitchell Parker se raconte les 24 dernières heures de sa vie de collecteur de dettes. La violence, la torture, les exécutions barbares et les orgies brutales en faisaient pourtant un jour ordinaire. Mais, ce jour fut différent. Mitchell devait à son tour rembourser sa dette à des créanciers bien plus sadiques.

    La critique de Cannibal Cunt :

    C'est parti aujourd'hui pour A Day of Violence de Darren Ward, un film d'action très gore se voulant un hommage aux giallos et ayant une idée de départ particulièrement intéressante. Une réussite ? Malheureusement pas vraiment, au final seul le gore sauve ce film de la benne !

    Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Je commence donc la chronique d'emblée par ce qui m'est apparut comme le seul véritable point fort du long-métrage : c'est riche en gore et les scènes sanglantes sont bien brutales ! Au menu émasculation à la cisaille, transperçage de gorge ainsi que de main, égorgement ou encore éventration au fusil à pompe. A Day of Violence ne fait clairement pas dans la finesse ! Les scènes de massacres possèdent de bon effets spéciaux qui rendent vraiment bien à l'écran, très fun ! Mais voila : ces scènes sont véritablement le seul intérêt du film .... Alors certes elles sont nombreuses et terriblement efficaces mais ça fait léger quand même ! Pour ce qui est des défauts ils sont multiples et fortement embarrassants. Tout d'abord le scénario : le postulat de montrer la fin dès le début laisse entendre que le principal intérêt réside dans les circonstances grâce auxquelles ont en arrive à ce résultat. Malheureusement l'action se révèle extrêmement banale (vu 1000 fois en mieux dans des tas de films d'actions) et inintéressante, ce qui n'est pas aidé par des scènes ridicules comme les fusillades qui puent le fake (le gars qui cours en ligne droites et les deux glandus qui vident leurs chargeurs derrière lui sans le toucher, hum mouais). De plus le soit disant hommage aux giallo est inexistant !
     
    Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Ensuite la réalisation est tout simplement mauvaise. C'est mal filmé, l'image est souvent bancale, les plans convenus et sans aucune inspiration, je dirais tout simplement sans véritable talent (ça peut sembler un peu brutal comme constat mais la pour le coup ce n'est pas bon). Viens alourdir le bilan déjà peu flatteur des acteurs détestables au possible qui ponctuent le film de réactions ridiculissimes, ce qui est encore plus accentué par de piètres dialogues. Mais alors, scénario vide, acteurs mauvais et réalisation médiocre : ce film est un bouzin ? Eh bien reste le gore, c'est bel et bien le seul intérêt et il faut dire que malgré tout grâce à ces scènes jouissives on ne passe pas un mauvais moment (un peu le constat que je tire du visionnage d'un film de Timo Rose ou de pas mal de splatters allemands, c'est pas bon qualitativement mais diablement gore et de ce fait fun) !

    Critique de A Day of Violence de Darren Ward

    Cela sera ma conclusion, c'est pas bon mais c'est fun. Les amateurs de gore décomplexé à la Barricade (sans le côté horreur, ça reste un film d'action, je parle en terme de gore) devraient passer un bon moment, les autres sont gentiment invités à passer leur chemin !


    6 commentaires
  • Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

    (Avertissement : cette chronique contient des images à caractère pornographique)

    Année : 2015

    Réalisé par Luigi Zanuso (aka Dario Lussuria/Luigi Atomico)

    Résumé : Un réalisateur rêve ses cauchemars les plus profonds. Mais la réalité n'est pas toujours plus mauvaise qu'un film ? Un porno brut et direct que plante les costumes et la décadence de la société moderne et contemporaine.

    La critique de Cannibal Cunt :

    Aujourd'hui on retourne dans la pornographie brutale avec Oltre la follia de Luigi Zanuso, un porno/horrifique surréaliste particulièrement étrange ! Avant de débuter la chronique je remercie au passage ABORSKY Production pour m'avoir envoyé le film par mail et je signale également que la version promotionnelle que j'ai obtenue comportait un texte fixe "ABORSKY Production - Not for Commercial Use" en plein milieu de l'œuvre. J'ai donc eu pas mal de mal à me plonger dans l'univers de Zanuso et il se peut que je sois passé à côté de certains points.

     Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     En voila une œuvre étrange et difficile à appréhender ! Divisé en 8 segments, Oltre la follia nous narre les cauchemars dépravés de son réalisateur Luigi Zanuso (qui apparaît entre chaque séquence sur son canapé puis lors du final que je vais éviter de dévoiler). Bien que le film comporte beaucoup de scène pornographiques, le film reste extrêmement éloigné d'un porno classique. Rien qu'a l'affiche on peut le deviner : Oltre la follia possède une esthétique marquée. Les décors sont travaillés, le réalisateur met en scène régulièrement divers symboles et objets (fleurs, mannequins ou encore parties d'animaux), les scènes sont souvent accompagnées de symphonies classiques en fond sonore et le jeux de couleurs donne parfois des contrastes très intéressants. Le mélange de cette esthétique avec une sexualité étrange et dépravée donnant par ailleurs un côté très surréaliste voir absurde au métrage (je reviendrais sur ce point plus tard).

    Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     En dehors de cette esthétique marquée le film reste à fort caractère pornographique. Et pas la plus soft des pornographies ! Le film accumule les scènes déviantes et extrême jusqu'à parfois atteindre des sommets de folie sexuelle surprenants. C'est parti pour une petite énumération de débauches et sévices : urophilie, fist fucking brutaux (dont un dans l'anus d'un monsieur visiblement fort âgé), sodomie avec une sorte de corne (et pas une petite !), masturbation avec des viscères d'animaux (ainsi qu'avec une tête de cochon vers la fin de l'œuvre), éjaculation dans un assiette de soupe avant dégustation, une femme se faisant jouir dans la tête d'un mannequin, introduction de faux yeux dans des parties intimes féminines et autres joyeusetés parsèment Oltre la follia ! Il est clair que le film n'est pas destiné à tout le monde et je suis particulièrement surpris qu'une personne âgée comme Luigi Zanuso (80 piges quand même) soit derrière tant d'immondices ! Ses visions n'en restent pas moins intéressantes tout comme l'approche qu'il a de son art. Pour revenir à l'esthétique du métrage ce côté surréaliste donné par une sexualité aussi poussive dans l'excès (sans compter la présence de personnes âgées participant aux scènes d'orgies ou encore d'une transsexuelle lors du premier segment) et les décors classieux créent un décalage qui au fur et à mesure tend vers l'absurde. Le tout est tellement malfaisant et dérangé que tout un tas de détails (musique classique, masques, vieux dénudés qui attendent au fond) ont provoqués chez moi beaucoup d'amusement. Je ne sais pas si c'était le but recherché, je ne pense pas, et je pense que tout le monde ne réagira pas comme ça (surtout pour ceux qui n'ont pas l'habitude de ce genre de films, bien qu'il y ai peu de chance que des personnes "non initiées" tombent sur ce métrage) mais en tout cas ça rends Oltre la follia d'autant plus intéressant.

    Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     Mentionnons tout de même quelques défauts embarrassants. Bon déjà pour moi la principale gêne lors de mon visionnage fut ce fameux texte anti-piratage (tout ça à cause de certains enculés qui seraient capables d'aller piquer l'œuvre avant sa sortie et de la diffuser alors que l'on leur a envoyé gratuitement mais bon je n'en fais bien sur pas partie) mais bien évidemment ce texte ne sera pas la pour les gens qui achèteront le DVD à sa sortie (ça serait un choix artistique bien peu pertinent si je puis dire ^^). Pour les véritables problèmes je citerais le jeu d'acteur parfois vraiment lourdingue, l'actrice la plus mise en avant étant malheureusement celle qui joue le plus mal (les autres s'en sortant même plutôt bien) ainsi que quelques longueur et répétitions dans les scènes (les diverses dépravations à base d'organes d'animaux tournent vite un peu en rond) mais en définitive rien de bien grave.

    Critique de Oltre la follia (aka Beyond the Madness) de Luigi Zanuso

     Pour résumer une œuvre atypique, réalisée par un bonhomme honorable de par son âge, qui ne plaira surement pas à tout le monde de par son extrême dépravation mais dont l'esthétique, la débauche et l'absurde en font une curiosité fort intéressante à découvrir. Certains seront horrifiés par tant d'immondices, d'autres rirons devant tant de malfaisance et d'absurde. Dans tous les cas une expérience à tenter. Pour ma part je n'ai plus qu'a attendre la sortie DVD (je consacrerais surement un article News au moment voulu pour) ce qui me permettra de le revoir dans de bien meilleures conditions sans ce foutu texte qui m'aura bien fait chier disons le ^^ !                                      


    4 commentaires
  • News : Pré-vente pour Philosophy of A Knife chez Last Exit Entertainment !

    Le film incontournable de Andrey Iskanov Philosophy of a Knife, dont l'édition DVD de chez Unearthed était devenu introuvable à prix correct, va se voir réédité par Last Exit Entertainment (qui ont déjà réédité d'autres films du réal) dans une édition 3 discs (à noter que seule les 500 premières copies seront dotés de la BO) et avec des bonus exclusifs. A ne vraiment pas rater donc (même pour ceux possédant déjà une copie de l'édition Unearthed) !

    Vous allez surement me demander : mais quand pourra t-on se le procurer ? Eh bien les pré-ventes sont déjà lancées ! Le film était disponible chez Blacklava il y a de cela un peu plus d'un jour mais tout est déjà parti, il reste dispo chez Last Exit Entertainment. Le lien de leur boutique ci dessous (pour ceux qui voudraient aussi Nails de Iskanov il y est également dans une très bonne édition), pour ma part ma copie est déjà pré-commandée :

    http://lastexitentertainment.typepad.com/my-blog/shop.html

    News : Pré-vente pour Philosophy of A Knife chez Last Exit Entertainment !


    1 commentaire
  • Bien le bonjour !

    Tout d'abord désolé pour mon retard, j'avais annoncé cet article pour le 21 avril et nous voila rendu au 24 ! Aucune véritable raison à cela, je n'ai juste pas pris le temps nécessaire pour poster.

    Pour cet article je me met à jour de tout mes achats DVDs depuis le 5 avril ! Tout les DVDs sur la première photo m'ont couté 1 euro (en vide-grenier). Pour Junk Films il m'est revenu à 15 euros avec les frais de port et le rarissime Tumbling Doll of Flesh (en bootleg) m'est revenu à 40 euros !

    Nouveaux achats du 24 avril 2016

    Nouveaux achats du 24 avril 2016

    (pour voir en plus grand il suffit de cliquer sur la photo voulue)


    1 commentaire
  • Bonjour !

    Très court message juste pour annoncer la reprise active du blog après deux grosses semaines de pause, plus par flemme que par manque de temps je dois l'avouer puisque j'étais tout simplement en vacances !

    Article à paraître demain pour mettre à jour mes nouvelles réceptions et certainement une critique à venir pour le week-end !

    Bonne fin de journée tout le monde !


    votre commentaire
  • Bien le bonjour !

    Plusieurs achats récents pour ma part : déjà je me suis enfin rendu compte (le boulet) qu'il y a un Noz près de chez moi ou j'ai pu trouver The Bunny Game (DVD+Blu-ray) pour 2 euros pièce, The Evil Bong pour 1 euro ainsi qu'un coffret 4 blu-ray pour 6 euros ! Également récupéré récemment le DVD allemand de Ken Park de Larry Clark pour 3 euros lors de la convention de Mouscron.

    Nouveaux achats du 5 Avril 2016


    4 commentaires
  • Critique : Channel 309 (I-III) de Marco Malattia

    Réalisé par Marco Malattia

    La critique de Cannibal Cunt :

    Je vous parle aujourd'hui une nouvelle fois de Marco Malattia avec ce Channel 309 (I-III), qui regroupe donc 3 court-métrages (ou épisodes). Une œuvre encore une fois à réserver à un public particulièrement averti, mais s'éloignant suffisamment de la simple pornographie outrageante et dégoutante pour se révéler intéressante et proposant une esthétique et une ambiance malsaine fortement réussie.

    http://1.bp.blogspot.com/-N3RNv5IlqqY/Vfu-wuXzNlI/AAAAAAAAI4c/2N0FmGa4J5A/s1600/ch309-2.jpg

    Autant le dire directement : ceux qui iront acheter (ou, si toutefois il est trouvable sur la toile, le télécharger bande de fieffés coquins) ce Channel 309 (I-III) uniquement dans le but de voir un film dépassant les limites de l'extrême risquent d'être déçu. Et pour cause : Marco Malattia nous propose certes une œuvre pervertie et présentant des actes déviants et extrêmes non simulées qui pourront faire tourner de l’œil les non-avertis mais ces actes restent au final peu graphiques et l'image granuleuse en noir et blanc masquera en partie l'impact de certaines scènes en matière de dégueulasserie. De plus il est clair que le but de Marco Malattia n'est pas la de révulser le spectateur devant des insanités gratuites. Non, Channel 309 (I-III) impressionne surtout par son ambiance malsaine travaillée vraiment géniale. Le noir et blanc trouble, les symboles sataniques omniprésents, les scènes totalement étranges et les plans énigmatiques ainsi que la bande son noise cauchemardesque se mêlent à la pornographie déviante et tissent une ambiance particulièrement malsaine et éprouvante. Il s'agit la de la principale qualité de ces épisodes : l'aura de cauchemar énorme que dégage l’œuvre, profondément dérangeante et viscérale. A elle-seule, cette ambiance mérite pour moi le visionnage tant elle est réussie ! Malgré tout il y a évidemment d'autres aspect dans ce métrage qu'il convient d'aborder.

    Critique : Channel 309 (I-III) de Marco Malattia

    Ainsi le film est également intéressant de par son esthétique, il y a la une recherche indéniable dans les plans, l'image ainsi que les symboles utilisés (insectes, évocations sataniques, masques), toujours cultivant la malaisance chez le spectateur. Au niveau de la pornographie, elle est bien évidemment fort présente, pour ne pas dire centrale dans l’œuvre, et est bien sûr extrêmement déviante et crasseuse. Au sinistre menu l'on trouve : urophilie, fellation sous l'eau, bondage, fist-fucking et arm-fucking, écartement vaginal brutal, éjaculations faciales ou encore scarification au scalpel (je vous rappelle que rien n'est simulé). Bref, un beau panel de débauches ! Encore une fois l'on peut faire le rapprochement avec l'œuvre de Lucifer Valentine de par le côté expérimental et angoissant de l'esthétique du film ainsi que la représentation de la dépravation, bien que pour le coup Marco Malattia verse plus clairement dans le pornographie. Après il faut reconnaître que le film n'a aucun véritable scénario. Les séquences s'enchaînent de manière anarchique, les scènes ne sont par structurées et la ou les Vomit Gore avaient tout de même un fil conducteur aisément reconnaissable ici on est en plein dans l'expérimental et il n'y a en apparence aucune histoire. Il est clair que tout le monde n'adhèrera pas. Tout du moins le film n'est cependant pas vide de message, mais tout cela reste bien flou et c'est au spectateur d'interpréter lui même les symboles exposés par Marco Malattia et chacun se fera surement sa propre hypothèse quand au sens profond de tout cela. A préciser que si Channel 309 (I-III) peut sembler trop éprouvant de par son ambiance et son rythme anarchique, sa faible durée de moins de 50 minutes permet de ne pas du tout lasser et est parfaitement calibrée.

    Critique : Channel 309 (I-III) de Marco Malattia

    En résumé Channel 309 (I-III) ne plaira surement pas à tout le monde. Ceux qui veulent juste de la pornographie extrême poussée au maximum sont invités à se tourner vers No Vaseline du même réal, dont l'ignoble trailer seul présent sur le DVD de Channel 309 (I-III) est plus répugnant que cette œuvre même. En revanche ceux qui sont amateurs de pornographie déviantes et d'esthétique et ambiance malsaine alors je leur recommande très vivement ce métrage qui s'impose comme un incontournable. Tout les autres peuvent passer leur chemin sans regrets. Le film divisera surement, personnellement j'ai adoré et c'est avec plaisir que je vous proposerais prochainement une chronique sur Channel 309 (IV-VI) ainsi que sur No Vaseline !

     


    8 commentaires
  • Bonsoir !

    Réception aujourd'hui de plusieurs DVDs commandés chez Blacklava Entertainment : le célèbre Vase de Noces de Thierry Zéno dans une très belle édition, Nails d'Andrey Iskanov, le dernier film du génial Marian Dora répondant au doux nom de Carcinoma, le dernier film de Lucifer Valentine (dont le titre Black Mass of the Nazi Sex Wizard claque bien plus que ce VG4 marqué sur la pochette mais bon cette édition reste très belle) et enfin Channel 309 1-3 ainsi que le sublime Leatherbook de Channel 309 4-6 de Marco Malattia !

    Réception rapide, bons prix et surtout un catalogue de films excellent, Blacklava est vraiment fort recommandable pour tout fan d'extrême pour ne pas dire incontournable !

    Commande reçue du 26 Mars 2016

    Plus Grand : http://image.noelshack.com/fichiers/2016/12/1459012925-dscn1678.jpg

    http://image.noelshack.com/fichiers/2016/12/1459012961-dscn1679.jpg

    Plus grand : http://image.noelshack.com/fichiers/2016/12/1459012961-dscn1679.jpg

    http://image.noelshack.com/fichiers/2016/12/1459012926-dscn1680.jpg

    Plus grand : http://image.noelshack.com/fichiers/2016/12/1459012926-dscn1680.jpg


    6 commentaires